guineeCet article est une traduction matérielle de la liberté d’expression qui est aujourd’hui un élément structurant du fonctionnement socio-politique de notre chère Guinée. Il n’est alors ni un discours thuriféraire intéressé, encore moins un rudiment de réflexion politico-philosophique de donneur de leçon, pire un pamphlet d’opposant...

Il est le reflet, selon l’excellent mot de Jean Paul SARTRE, d’une réflexion « intense, lucide et loyale » d’un citoyen guinéen libre dans sa conscience et sa probité intellectuelle, qui s’exprime sur la découverte des énormes changements de sa ville de Mamou, et surtout de son quartier Loppé, après une absence de neuf ans. D’où le titre.

Je suis profondément convaincu que ma démarche est légitime, dans la mesure où, si le citoyen guinéen peut en toute liberté s’émouvoir, exprimer à sa façon ses frustrations ses ressentis sur ce qu’il considère comme n’allant pas dans le sens qui est bon sens pour lui, cette légitimité est de fait accordée aussi à celui qui en exprime un avis contraire, c’est-à-dire qui reconnaît et apprécie à leur juste valeur, les réalisations qui ont amélioré la vie des populations. Je ne prétends pas réduire les populations guinéennes aux seuls mamounais, mais ceux-ci en font partie et tout ce qui les touche, dans un sens ou un autre, me touche aussi profondément. Toutes ces deux tendances, apparemment opposées allant, de mon point de vue, dans le sens de la promotion et de la défense de[A. L. S.1]  ce qui est bien pour le pays. Où est la fragmentation ou selon d’autres la déflagration ? Où est le désordre ? de fait où est schisme entre deux interlocuteurs préoccupés par le même souci, celui d’améliorer le monde qui les entoure, mais qui utilisent des expression différentes ?

Cette liberté d’expression, aujourd’hui reconnue et effective, brisant définitivement les barrières qui obstruaient les échanges enrichissant entre les guinéens, est le plus beau cadeau que la pédagogie rationnelle et avisée du professeur Alpha CONDÉ va laisser à la Guinée et aux guinéens. J’en suis le premier bénéficiaire du fait qu’elle me permet aujourd’hui d’écrire ce papier. C’est ce qui apparaît à mes yeux comme le premier schisme intellectuel indispensable, pouvant servir de support inéluctable à toutes les formes de changements dans le pays. Il est à souhaiter que les guinéens en fassent bon usage qui les conduit inévitablement à adopter l’ouverture d’esprit sans laquelle le dialogue et les échanges fructueux laisseront la place aux confrontations inutiles et ruineuses. Ainsi nous prendrons conscience que nous ne pouvons penser désormais que par rapport à un monde qui évolue à une vitesse vertigineuse. Il y a une conception de l’histoire qui me semble obsolète, celle de la réduire en une simple science du passé. Elle est aussi et surtout une lecture intelligente et constructive du présent sans lequel il est impossible de construire un avenir viable.

C’est ce qui apparaît à mes yeux comme une première rupture, cependant nécessaire, que je qualifierai de notionnelle, qu’on a du mal à appréhender, vu qu’elle est abstraite. Elle ne s’adresse qu’à l’esprit.

La deuxième rupture heureuse que j’ai vécue, résultats d’observation attentive porte sur les réalisations matérielles, modestes aux yeux de certains, mais grandioses à mes yeux tant elles étaient inespérées, qui ont fait de Mamou, désormais une ville de la lumière.

Jusque-là je ne vivais que de ce qu’on qualifie de « Oui dire », c’est-à-dire des informations transmises de bouche à oreille, ne reposant sur aucune source vérifiable, donc fiable (je me méfie aussi de ces innombrables informations non vérifiées d’internet). Il n’est pas inutile de rappeler combien les capacités de nuisances de ces informations pour ne pas dire ces désinformations, sont énormes et même palpables. Ce sont ces racontars de tout acabit véhiculés sur les terrasses de cafés à Paris ou dans les lieux de rencontre qui influencent ou attisent directement les émotions de ceux qui écoutent. « Je suis homme, disait Térence, et tout ce qu’il y a d’humain ne m’est étranger ».

Comme tout être humain détaché de chez lui depuis 2008, friand d’informations sur mon pays la Guinée, je recherchais ces lieux de rencontre à Paris quand je revins de Mayotte. Je ressemblais au jeune Marco Polo sur le port de Gênes, venant écouter des « marins » que « Barbe noir le pirate » qualifierait volontiers de « marins d’eau douce », qui ne sont jamais allés au large, parler d’hommes qui ont des oreilles de chiens, ou qui ont des mains à la place de la tête… qu’ils auraient rencontré dans leurs voyages sur des terres lointaines.

Ces informations avec les limites qui les caractérisent, comme signalé en supra, ne reposant sur aucun support tangible, ont pour vertu de bercer les uns, attrister d’autres, titiller des instincts d’attaque d’autres enfin, comme le ferait toute poésie par définition imaginée ou rêvée digne de ce nom, destinée à agir sur la sensibilité des auditeurs. C’est aussi une forme de consolation qui paradoxalement renforce l’attachement pour le pays, ou logiquement le détachement pour le pays. C’est en ce sens que je parle de dangerosité.

 Mon séjour en Guinée m’a montré à travers mes observations qu’il s’agit de véritables élucubrations, comme ce fut le cas de ces « marins » génois qui ne sont jamais au large parlant de ce qu’ils ne savent pas et de ce qu’ils veulent transmettre. Cependant ils ont un argument imparable « je suis revenu de la Guinée, hier, avant-hier… »

  • Sur l’état catastrophiques des routes de Guinée, on est allé jusqu’à me dire que de Conakry à Kindia, il fallait s’attendre à un temps de parcours de près de 7 heures. Pour moi qui devait aller jusqu’à Mamou, je m’attendais probablement à mettre près de 14 à 15 heures. J’avoue que malgré mon esprit critique, j’étais humainement ébranlé.
  • Sur l’insécurité en dehors des coupeurs de routes présentés comme omniprésents, même à Conakry, le parcours à l’intérieur du pays est décrit comme infernal et très risqué. Elle est telle qu’il suffit d’avoir une belle voiture pour se faire assassiner

J’ai quitté Conakry le lendemain de mon arrivée le jeudi 13 juillet 2017 à 13h50’. Moi qui m’attendais à vivre tous les cauchemars sur une route annoncée pareille à celle de Mossoul en Irak, je fus surpris par la considérable réduction du temps de parcours mis par rapport à ce que je prévoyais, compte tenu de la qualité catastrophique annoncée des routes. Moi qui aie connu cette route depuis que j’étais lycéen à Mamou et étudiant à l’IPK de KANKAN dans les années 1970, sous la présidence d’Ahmed Sékou TOURÉ, en passant par la présidence du Général Lansana CONTÉ et du Capitaine Dadis CAMARA, avec mon statut de professeur, je mesurai les efforts qui ont été réalisés et qui ne sont certes pas achevés, pour fluidifier le trafic routier, les ouvriers et les ingénieurs continuant à bitumer et surtout à élargir la route. nous arrivâmes à KINDIA à 16h50’.

En dehors des inévitables embouteillages caractérisant pratiquement les grandes villes africaines qui cherchent à des rythmes différents à émerger, où le taux de la croissance urbaine est presqu’exponentiel, phénomène normal à mes yeux, je constatai un parc automobile extrêmement fourni. Je me suis demandé comment ça se fait que tous les propriétaires de grosses cylindrées très nombreuses, soient encore vivants. Je n’ai pas manqué de constater, dans une ambiance que je qualifierai de festive, connaissant le penchant du guinéen pour le théâtre, les animations d’enfance que je connaissais. Des cris, des invectives, des plaisanteries de mauvais goût parfois, m’ont replongé dans la Guinée que je connais et que j’aime, n’occultant pas les multitudes infrastructures routières de même que les impressionnantes débauches d’énergie que les guinéens déploient pour vivre. Donc les guinéens sont prêts pour travailler.

Je n’ai pas manqué de remarquer, tout le long du parcours, l’autoroute qui relie désormais CONAKRY et COYAH, autant remarquable qu’inattendue, de même que des infrastructures modernes, des ponts impressionnants comme le pont KAKA à la sortie de Coyah en direction de KINDIA. Ceux qui ont connu ce pont ne serait-ce qu’une seule fois, savent que le qualificatif d’impressionnant que j’ai employé, n’a rien d’exagéré. Ces nouvelles infrastructures montrent bien, que la Guinée, à l’instar des autres pays africains, à son rythme, à sa mesure, émerge, lentement certes, mais sûrement. Aujourd’hui notre pays a trouvé sa place dans le monde contemporain. Le reste n’est qu’une question de temps.

Par ailleurs je n’ai senti ni augmentation, ni diminution de l’insécurité par rapport à la Guinée que je connaissais, mais plutôt une forte diminution du nombre de barrages jusqu’à notre arrivée à Mamou. Pour preuve, sans être inquiété, je passais la nuit du jeudi 13 juillet au buffet de la gare de KINDIA, avec un peu la peur au ventre dans des conditions très peu confortables, je l’avoue. Après tout, ne sommes-nous pas dans le tiers-monde ? Mais au bout ce fut une peur injustifiée.

C’est ainsi que ce qui était une intuition d’émerveillement née de mon premier contact avec Conakry après 9 ans d’absence (de 2008 à 2017) allait matériellement se confirmer le long de mon parcours de KINDIA à MAMOU, surtout quand je suis rentré dans mon quartier Loppé.

 Ce quartier de Mamou-ville était resté profondément incrusté dans la préhistoire du développement, et ce, de mon enfance en août 2008, date à laquelle j’ai quitté la Guinée au terme de mes vacances. Mamou en général et Loppé en particulier n’ayant jamais fait l’objet d’une préoccupation des autorités, en dépit du nombre non négligeable de ministres que Mamou a donné aux différents gouvernements de la république.

Loppé a été le dernier quartier de Mamou à connaître l’installation électrique, l’adduction de l’eau, et n’a jamais connu une infrastructure routière bitumée désenclavant le quartier, c’est-à-dire le reliant au centre-ville. À tel point que la traversée vers le centre-ville était une épreuve difficile même pour un marcheur à pieds. C’est pourtant le quartier le plus vaste de Mamou, au point qu’aujourd’hui il a fallu le découper en 3 ensembles.

De Conakry à KINDIA, malgré les travaux sur la route, le bouchonnement pour sortir de Conakry, nous sommes arrivés à KINDIA au terme d’un peu plus de 3h00 de parcours. Cette agréable surprise a eu pour vertu de me débarrasser l’esprit de cette sensation étrange et gênante de celui qui plonge dans l’inconnu. Car le traumatisme causé par les désinformations dont j’ai signalé la dangerosité plus haut n’est pas à négliger. Je sentais une impression de délivrance, mes observations étant désormais d’autant lucides, beaucoup plus apaisantes, me restituant un sentiment d’optimisme que je pensais avoir perdu.

Le vendredi 14 juillet 2017, à 7h10’, nous prîmes le départ de KINDIA pour LINSAN où nous avions prévu de déjeuner. Ce petit village créé par la ligne du chemin de fer est devenu étonnamment un espace urbanisé, avec une pression démographique assez forte, les gens débordant d’activités de toutes sortes, dans le commerce notamment. À l’entrée de Mamou, comme pour nous souhaiter la bienvenue, un énorme édifice a été construit là, à la manière d’un porche sous lequel passaient les véhicules. Mais cet édifice semblait aussi nous signaler que nous entrions dans une cité privilégiée. Mon interprétation était des plus simples. Cet édifice marquait le respect de ceux qui l’ont édifié pour les populations de Mamou. Je devais découvrir le même édifice vers la sortie Est, en direction de FARANAH, à DOUNKIWAL, là où nous venions chercher du bois mort.

L’arrivée à Loppé fut des plus émouvants. Tous ceux qui me connaissent savent l’amour fusionnel que j’entretiens avec mon quartier de naissance. En 1986 je créai la première vidéothèque pour essayer à travers des films choisis, des documents variés, des émissions sportives, de désenclaver l’esprit des enfants, ce qui relève bien entendu de mon sacerdoce d’enseignant. Je suis régulièrement venu en Guinée de 1985 à 2008 avec une rupture de 1992- 1993. Entre 2008 et 2017, les gens de Loppé ne savaient plus où j’étais. Certains ont spéculé sur ma mort.

Pour une fois, en 2017 j’arrive dans mon quartier Loppé et je ne suis pas parvenu à retrouver ma concession. Je suis passé chez moi sans rien voir de ce que je connaissais, complétement perdu, une réelle angoisse au ventre. Je me suis mis à tourner en rond au grand désespoir du chauffeur à qui j’ai cherché à cacher ma honte de ne pas reconnaître chez moi. Mais il fallait que je retrouve chez moi. Je m’adressai alors, presque au bord des larmes, à des gens qui attendaient des retardataires pour se rendre à une cérémonie, devant la maison de Nèn Diaraye que je ne reconnaissais plus, mais qu’ils m’ont précisé après, en ces termes :

Excusez-moi (Attyanèèlan Hakkè). Je suis né à Loppé, grandi à Loppé, passé mon école coranique et l’école publique à Loppé. Aidez-moi à retrouver chez moi, je me sens étranger chez moi.

 Dans un timbre assez poétique, comme le permet le pular, le parler peul, la jeune femme qui était assise entre les deux autres personnes, me répondit « Bappa Alpha, mèn anditii on » (Oncle Alpha on vous a reconnu). C’est à ce moment que je descendis de la voiture, suivi d’un de mes neveux que je ne reconnaissais pas, qui me montra la concession de mon beau-père d’abord et me conduisit chez moi ensuite. Je me suis juré que je ne mettrais plus jamais un tel temps d’absence loin de mon pays, des miens, de mes anciens amis de promotion dont la plupart est décédée, loin de l’air de Mamou et de la Guinée.

Comment expliquer cette méconnaissance paradoxale de mon lieu de naissance ?

D’abord le désenclavement du quartier. Quand nous étions petits, Loppé était le quartier la plus méprisé de Mamou, ses habitants considérés comme inférieurs aux autres mamounais. C’était le quartier des « dyiguin dyappè », des animaux aujourd’hui que je crois imaginaires, qui s’attaquaient et tuaient les ovins, les caprins la nuit, pour les dévorer. Selon toute vraisemblance, ce sont les chiens errants, de plus en plus nombreux, qui faisaient ce carnage. Mais la rumeur voulait que c’était un quartier de malchanceux sur qui pouvait s’abattre toutes les calamités. Une représentation destinée à ternir l’image de Loppé.

Jusqu’au moment où je quittais en août 2008, Loppé est resté enfermé dans sa préhistoire, où l’accès au quartier par rapport au centre-ville était pénible, même dans la journée, en raison de la géographie accidentée et pierreuse et des fortes érosions liées à l’écoulement violent des eaux de pluie qui marquent le site. Ces sols érodés libérant de gros blocs de pierre rendant la marche difficile. A fortiori, il fallait des kamikazes comme moi pour s’aventurer la nuit, dans une obscurité digne de l’âge des cavernes, dans une véritable épreuve, traverser le cours d’eau « Télikööhun » pour aller au contact des lumières électriques du centre urbain, au cinéma. Je ne raconte pour ne pas trop allonger le propos, les tracas pour le retour après les films. À l’époque, au cinéma de Monsieur Érif Rafi, chaque projection comportait 2 films. Le matin, à l’école coranique, quel délice pour mes coreligionnaires, de m’écouter raconter les films que j’ai vu la veille. Ils déposaient leurs planches pour m’écouter, notre karamoko, qui allait devenir par la suite mon beau-père, étant à la mosquée pour la prière matinale. Mais un jour qu’il me surprit à jouer ce rôle d’enseignant précoce, il se contenta de ramasser un petit caillou pointu, qu’il plaça dans le lobe de mon oreille et qu’il pressa de manière impitoyable. Je vous laisse imaginer la douleur dans une ville Mamou où le froid est aussi intense.

Loppé est ainsi resté dans sa préhistoire. Même l’avènement de Lansana CONTÉ, dont j’ai été un fervent soutien, qui avait des raisons personnelles de penser à désenclaver Loppé, pour la raison qu’une de ses femmes, Dian Fatoumata Cissoko est de Loppé, n’a rien changé de léthargie dont Loppé est coutumier. Celle-ci semblait être son lot.

J’arrive en 2017, du carrefour de Djamilaya à l’entrée ouest en provenance de CONAKRY, en passant par Pelloun Dalaba, Hörè Fellö, Kimbéli, Abattoir, Loppé, jusqu’à le sortie vers Tambassa sur la route de Faranah, j’ai vu une avenue bitumée, le long de laquelle se sont installés de petits commerces, je rappelle en passant que même pour du sucre, une bougie, une boîte d’allumettes, il fallait aller au centre-ville. Du quartier de boulbinet, frontalier de Loppé, jusqu’à Loppé centre, la voie est bitumée. La fulgurance du parcours, de la préhistoire à l’espace mondialisé d’aujourd’hui avait quelque chose que je qualifierai de violent, que même un esprit assez averti a du mal à cerner tout de suite les contours.

De ce point de vue, je comprends tout à fait, sans y souscrire l’incompréhension que je crois, en train de s’estomper heureusement, l’incompréhension de certains mamounais. Ce n’est pas parce qu’a pas compris, qu’on peut s’interdire de chercher à comprendre, et revendiquer ainsi en toute connaissance de cause, sur des bases objectives. Selon Socrate, « Nul ne pèche par ignorance ». Au-delà, on peut voir le bien, l’apprécier, et par mauvaise foi refuser de le reconnaître. Ainsi va aussi l’histoire.

D’après une enquête menée auprès de certains fonctionnaires à Mamou, notre ville a bénéficié de 53 infrastructures d’intérêt public. C’est alors l’exécution d’un programme de développement qui n’est ni improvisé, encore moins imposé suite des pressions occultes. C’est une œuvre réfléchie entreprise à bon escient, pour améliorer les conditions les conditions de vie et de communication de tout Mamou en général et de Loppé en particulier.

Ma surprise devait s’amplifier davantage, que je parcourus les rues de la ville de Mamou dans un état de confection souhaitée, la rénovation des centres de service public, commissariat, sûreté (une première à Mamou), le centre de la jeunesse à la place de l’ancienne permanence du parti dont les bases ont été créées quand nous étions au collège court de Mamou, situé à proximité. J’ai pu visiter aussi la préfecture flambant neuf de Mamou, le terrain de basket, l’hôpital…

Mais la palme de toutes ces réalisations, c’est la création pour la première fois à Mamou, d’un lycée et collège publics sur un espace public. Le premier collège était une école primaire située à la poudrière où nous étions parmi les premiers collégiens, et ce qui sera par la suite le lycée de Mamou dont nous fûmes les premiers élèves également, était une propriété de l’ordre catholique des clunisiens, Saint Joseph de Cluny. Il faut rappeler que dans l’histoire de la christianisation de l’Europe médiévale, l’ordre des clunisiens fut le premier à donner vigueur au monachisme des XIe et XIIIe siècles, avant que les cisterciens ne leur emboîtent le pas dans la cette mission œcuménique chrétienne.

À ces réalisations on peut ajouter les infrastructures suivantes : la place de l’indépendance, la cité des fonctionnaires, le nouveau marché de Thiéwungöl, à l’origine encore plus effacé et plus sylvestre que Loppé.  Thiéwungöl est devenu aujourd’hui une véritable cité résidentielle. On peut rajouter le marché de la cité DUMEZ que les mamounais dénomment Pépé KALÉ, pour des raisons que je ne m’explique pas.

Conclusion.

Je constate la démarche du pédagogue, qui forcément sur l’esprit de prévision, celui de la science, s’étalant sur le long terme. Cette méthode s’appuie forcément sur la rationalité, qui par nature est opposé aux pulsions émotives, le creuset politico-idéologique et culturel dans lequel le peuple guinéen a été formaté de 1958 (on peut lire mon livre « La Guinée de Sékou TOURÉ à Lansana CONTÉ, continuité ou rupture ?). Là aussi la rupture intellectuelle est si fulgurante, si rapide, que certains guinéens ont du mal à en saisir les contours.

Les anciens repères théâtraux, émotionnels n’ont pas été reconduits, remplacés par des repères rationnels suivant une planification rigoureuse, qui forcément, requiert du temps. Que beaucoup de guinéens ne se retrouvent pas dans cette nouvelle orientation se comprend aisément. Cependant, j’en suis persuadé, ce décalage entre leur passé et leur présent qui fera des guinéens des acteurs du développement de leur pays au lieu d’en être les acteurs de la destruction, enfermés qu’ils sont dans des querelles politiciennes ruineuses, se corrigera par la même pédagogie, lente certes, comme toute pédagogie dont le fondement est la patience, l’épreuve du temps, mais pour des résultats tangibles.

Cette assurance que j’exprime est d’autant plus crédible, que d’après ce que j’ai vu, les conditions de vie, les conditions d’existence des guinéens s’améliorent à vue d’œil. À ce niveau de mon propos, que puis-je dire à mes compatriotes, si ce n’est de leur demander de fermer leurs émotions, de développer leur sens de l’observation, et qu’ils fondent leur approche des problèmes de notre pays sur une base objective. Ce n’est qu’à ce prix que les dénonciations, les oppositions qui cessent d’être des individus contre d’autres, pour être des oppositions de programmes politiques et économiques.

Mais on m’objectera que les guinéens ont faim. Et je réponds, comme dans tous les pays du monde où on a commencé par lutter contre la faim, ils sont responsables de leur ventre. Ce n’est pas à l’État de nourrir les populations, bien qu’il doit être celui qui trace les perspectives, fixe les objectifs, donne les moyens de production nécessaires, mais c’est à la population par son travail de refuser d’avoir faim. À ce moment elle construit son droit à l’existence, à la vie, au confort, à la lumière du savoir, qu’il ne viendra à l’esprit de personne de lui contester. L’assemblée sera alors une force de protection des citoyens et de leurs biens. J’ai pu observer à Mamou que les denrées, alimentaires notamment, coûtent cher. Mais les activités annexes que les uns et les autres déploient permettent à beaucoup d’arrondir leur fin du mois.

Enfin, que la surprise fut grande, belle, et l’espoir qui lui est sous-jacent énorme. Je lui souhaite longue vie, de la ténacité, une profonde foi en le développement de la Guinée, car elle comporte une dimension apaisante qui viendra forcément à bout des querelles suscitées par ces joutes politiciennes clivantes qui ne feront que nous enfoncer dans un retard coupable par rapport aux autres nations qui se développent. Je souhaite de ce fait, qu’elle soit immaculée et durable. À mes yeux, l’unité nationale que tous les guinéens réclament aujourd’hui avec appétit, le support indispensable de ce développement économique, social et politique, est à ce prix. 

 

Loppé (Mamou),  le 28 juillet 2017.

 

Alpha Mamadou Loppé SOW,

Docteur d’État en Histoire / Université Paris I Panthéon Sorbonne/Professeur certifié hors classe/Lycée de Dembeni / Mayotte.a

Commentaires   

+1 #28 Mamoud 23-08-2017 23:09
Citation en provenance du commentaire précédent de MBemba :
Cet article est une traduction matérielle de la liberté d’expression qui est aujourd’hui un élément structurant du fonctionnement socio-politique de notre chère Guinée. Il n’est alors ni un discours thuriféraire intéressé, encore moins un rudiment de réflexion politico-philosophique de donneur de leçon, pire un pamphlet d’opposant...

Doctor Sow, merci pour votre franchise on ne peut pas dire mieux!
Aux aigris je dis:

Un lion ne se préoccupe pas de l'opinion des moutouns!

Cambriolage hier de plusieurs boutiques à proximité de la brigade de gendarmerie de Mamou.
C'est guineematin.com qui le rapporte. Voici le lien "http://guineematin.com/actualites/insecurite-a-ma mou-4-boutiques-attaquees-pres-du-siege-de-la-gend armerie/"
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-1 #27 Zak 23-08-2017 14:52
Wonderful post however I was wanting to know if you could write a litte more on this
subject? I'd be very thankful if you could elaborate a little bit
more. Bless you!

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-2 #26 MBemba 21-08-2017 23:54
Cet article est une traduction matérielle de la liberté d’expression qui est aujourd’hui un élément structurant du fonctionnement socio-politique de notre chère Guinée. Il n’est alors ni un discours thuriféraire intéressé, encore moins un rudiment de réflexion politico-philosophique de donneur de leçon, pire un pamphlet d’opposant...

Doctor Sow, merci pour votre franchise on ne peut pas dire mieux!
Aux aigris je dis:

Un lion ne se préoccupe pas de l'opinion des moutouns!
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+3 #25 Nfamara 20-08-2017 19:22
Captivant récit de séjour au bercail. Pour avoir grandi à Mamou, je confirme que Loppe était effectivement un quartier très enclavé et totalement marginalisé dans un passé relativement récent. Une évidence demeure la célébration rotative des festivités commémoratives de la fête de l'indépendance ont eu le mérite de doter les chefs lieux de province de nombreuses infrastructures de base. Parallèlement à Conakry, le gouvernement peine à remplir ses fonctions régaliennes à travers son incapacité congénitale d'assurer les services sociaux élémentaires.
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0 #24 Traoré 20-08-2017 19:14
@ Mon esclave Condekè !!!
La paternité des attaques le long de nos frontières est celle de M.Condé Alpha, c'est une évidence.
Je suis très surpris quand même que son accusateur en l'occurrence M. SOUAPÉ SEKOU KOUROUMAH n'ait pas été inquiété suite aux graves accusations portées contre votre Oncle (M Condé Alpha ). Ce même M. Souapé est installé aux loges officielles du Rpg depuis qu'il est réapparu sous les radars.
Pourquoi, après de telles accusations, aucune plainte n'a été porté contre lui ?
Si je ne me trompe pas, même M.CDD a fait allusion aux attaques de nos frontières pendant les campagnes présidentielles de 2015 et je pensais que le RPG allait réagir mais bon...
M. Comlam, je sais que n'était pas rose au temps du 2ème régime mais c'était mieux que maintenant dans les domaines malgré que les conjonctures économiques ne sont pareilles ( le nombre de besoin augmente tandis que celui des ressources est limité) mais il y a le minimum que cr gouvernement boiteux sous la houlette du rebelle peut accomplir.
Si tout est rose en Guinée en ce moment, qu'attendez vous pour rentrer en Guinée et servir le RPG pour le bonheur des guineens ?
Avec l'énergie que vous abattez sur les différents sites
guineens au compte de la cellule propagandiste, vous méritez d'être remercier avec un ministère à la présidence lol sinon....
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0 #23 COMOLAM 20-08-2017 17:51
Citation en provenance du commentaire précédent de Traoré :
Citation en provenance du commentaire précédent de citoyen :
Fred et Benn Pépito.
Franchement, vous êtes vraiment de mauvaise foi. Dit-on qu'on ne peut pas réveiller quelqu'un qui fait semblant de dormir. Pourtant c'est simple, on ne vous demande pas de faire un câlin ou un bisou à Alpha Condé, mais c'est de reconnaitre au moins qu'il a changé la ville de Mamou. Ce qu'Alpha Condé a réalisé à Mamou aucun Guinéen l'a fait. On ne peut pas changer car l'histoire reste l'histoire.. Vous savez, contrairement à ce que vous pensez, les Guinéens ne sont pas amnésiques.L'histoire retiendra que c'est Alpha Condé qui a fait sortir la ville de Mamou dans les ténèbres pour la propulser sur une orbite.


Comme l'histoire retiendra aussi que c'est ce même Alpha Condé qui était derrière les attaques rebelles le long des frontières guineenne en 2000, c'est vrai que personne n'est amnésique.
C'est à partir de la même année que le franc guineen a commencé à perdre de la valeur fasse aux dollars avant l'euro en 2002.
Combien de familles ont été endeuillées et des corps de nos braves soldats jamais retrouvés ?
Ce n'est pas par hasard s'il est ami de M. Sassouguessou et cherche une amitié avec M.Kagamé car sont tous des anciens rebelles.
J'aurais préféré un Jean Marie Doré président qu'un rebelle qui n'a aucune attache en Guinée.


@ Djonké Traoré?

Peut-il être en prison, sans aucun moyen de communication et contact avec l'extérieur et organiser un rebellions en 2000?

En 2002, c'est encore lui le promoteur de la modification de la loi fondamentale, pour instaurer le koudeisme, à aide des Mamadou Sylla, Yariyana Fodé et CDD et Cie, qui à sceller à l'époque toute les relation avec les institution financière ?

Lorsque les Chérif Bah et autre faisaient la planche à billet à la BCRG, s’était bien lui qui commandait la Guinée, les commerçant et autres champion de la destruction de notre économie agissaient au vu et au su de tous?

Je crois même dans le mensonge, il faut avoir un peu de lucidité et de discernement, tu sais un mensonge en entraîne toujours un autre.

Dis-nous, qu'il était responsable de sa propre tentative d'assassinat en 2011, que la Guinée était un paradis terrestre, voila le tour est joué le tableau noir est complet et te convient? La vérité est une route tracée à travers la réalité, personne ne peut la transformé à sa guise.
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+1 #22 Africain 20-08-2017 16:35
Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura :
Ce monsieur a le droit comme tout guinéen de dire ce qu'il veut et comme il le veut, surtout ce qu'il a vu sur le terrain .C'est quand même incroyable, on veut empêcher les gens d'écrire le moindre bienfait du président CONDE . Il est incontestable que depuis 2011, le visage de beaucoup de nos villes et villages à l'intérieur du pays, a changé, les infrastructures à l'intérieur de ces villes et villages ont été améliorées ou faites, le dire ne peut pas faire de quelqu'un un pro AC .
Moi, je ne soutiens plus AC parce qu'il maintient la corruption en GUINEE mais, je reconnais volontiers que depuis 2011, beaucoup des choses ont été faites . Pas plus tard qu'avant hier sur la RTG, l'inauguration d'un pont en béton dans un village reculé de Mandiana, il fallait voir la joie immense de ses habitants, le désenclavement total de ce village, cela est un progrès pour ces villageois, Avant tout jugement, essayons de nous mettre à la place des bénéficiaires de ces infrastructures aussi petites qu'elles soient .
Merci professeur SOW de nous avoir décrit ce que vous avez vu de CONAKRY à MAMOU . Vous êtes adorable à lire .


Patriote,
Certes…, mais il y a une exagération qui mérite d’être dénoncée aussi. Mr SOW doit savoir que nous sommes très loin du compte. Vous-même vous le soulignez indirectement. M. SOW fait encore mieux que les griots du mandingue dans son billet.
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+1 #21 Tountouroun 20-08-2017 16:16
CONAKRY- L’insécurité bat son plein à Conakry, la capitale guinéenne. Dans la nuit de ce samedi au dimanche 20 août 2017, la Directrice de cabinet du Premier Ministre Mamady Youla a été victime d’une attaque à mains armées, a appris Africaguinee.com de sources concordantes.

Selon nos informations, c’est aux environs de 2h du matin que le domicile privé de Mme Gnalen Condé, Directrice de cabinet du Chef du Gouvernement guinéen, a été attaqué par un groupe de bandits au quartier Lanbanyi. Après avoir réussi à mettre au respect le gardien, les bandits ont fait irruption dans la maison de Madame Condé dont le mari était absent. Sa fille a failli être violée par les visiteurs indésirables.

Aux dernières nouvelles, Mme Gnalen Condé s’en est sortie saine et sauve. Mais les bandits ont emporté une importante somme.

En Guinée, l’insécurité touche de plus en plus les hauts cadres de l’Etat qui sont souvent victimes d’attaques à mains armées.

Ahmed Tounkara

Pour Africaguinee.com
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+1 #20 Traoré 20-08-2017 15:43
Citation en provenance du commentaire précédent de citoyen :
Fred et Benn Pépito.
Franchement, vous êtes vraiment de mauvaise foi. Dit-on qu'on ne peut pas réveiller quelqu'un qui fait semblant de dormir. Pourtant c'est simple, on ne vous demande pas de faire un câlin ou un bisou à Alpha Condé, mais c'est de reconnaitre au moins qu'il a changé la ville de Mamou. Ce qu'Alpha Condé a réalisé à Mamou aucun Guinéen l'a fait. On ne peut pas changer car l'histoire reste l'histoire.. Vous savez, contrairement à ce que vous pensez, les Guinéens ne sont pas amnésiques.L'histoire retiendra que c'est Alpha Condé qui a fait sortir la ville de Mamou dans les ténèbres pour la propulser sur une orbite.


Comme l'histoire retiendra aussi que c'est ce même Alpha Condé qui était derrière les attaques rebelles le long des frontières guineenne en 2000, c'est vrai que personne n'est amnésique.
C'est à partir de la même année que le franc guineen a commencé à perdre de la valeur fasse aux dollars avant l'euro en 2002.
Combien de familles ont été endeuillées et des corps de nos braves soldats jamais retrouvés ?
Ce n'est pas par hasard s'il est ami de M. Sassouguessou et cherche une amitié avec M.Kagamé car sont tous des anciens rebelles.
J'aurais préféré un Jean Marie Doré président qu'un rebelle qui n'a aucune attache en Guinée.
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0 #19 Benn Pepito 20-08-2017 15:33
Encore toi, Solian Konaté Tronka !

Nous sommes tous d'accord avec Sembène Ousmane : l'honnêteté ne saurait être un délit auprès des honnêtes gens. Pourquoi tu cites Sembène Ousmane.

Afakoudou ! Vous êtes énervants. C'est-à-dire vous dites des choses idiotes en bombant la poitrine.
Tu écris ça :

"Il ne sert à rien de dialoguer avec celui qui est conscient que la terre est ronde et qui veut bizarrement convaincre que la même terre est un triangle isocèle. C'est fou comme histoire.
Il est presque impossible de guérir un patient qui s'ignore."

Solian Konaté Tronka ! Je ne te comprends pas. Je ne comprends pas ce que tu veux dire par là: être conscient que la terre est ronde et vouloir "bizarrement" convaincre le monde entier que la "terre est un triangle isocèle". Et qu'est-ce qui signifie : "un patient qui s'ignore"?

Afakoudou ! c'est toi qui dois avoir le diable au corps. Parce que là tu dis des inepties. Et c'est à ce prix que tu crois pouvoir décrocher un poste de commandement au bled ? !

Je t'ai demandé hier de me donner le temps de griffer quelques maux pour te dire ce que je reproche à Alpha Sow. C'est une crapule. C'est ce que je vais essayer de te démontrer. Et tu me diras demain, inch'Allah, ce que tu en penses. J'ai surtout besoin de ton avis. Ok ?
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-1 #18 TRONKA 20-08-2017 10:59
Baren Soumah écrit:
**Normalement, meme dans la betise, quand on a atteint le fond du puit, on ne peut que remonter. Ce pseudo journaliste, lui, il creuse dans la boue au fond du puit. Vraiment lamentable cette misere intellectuelle.
Je donnerai ma tete a couper que Ben Pepito est l'un des "anonymes" de la section internet des loubards de l'UFDG qui sevissaient en bande organisee sur "gbassikolo" Il y a quelques semaines. Meme exprimees dans un francais approximatif et dans un un style douteux, il y a des expressions qui ne trompent pas: #Ah non, #Fils putatif, #Ahmadou Sekou, sans compter le tutoyement systematique... Et puis Ben Pepito est coutumier des faits: #Guinéeactu, #Oury Balde, #Ben Bepitoh...**


Vous avez tout dit!
A cela j'ajoute la célèbre inquiétude de Sembene Ousmane(paix à son âme): L'honnêteté est-elle un délit chez nous!!(film le mandat).

Il ne sert à rien de dialoguer avec celui qui est conscient que la terre est ronde et qui veut bizarrement convaincre que la même terre est un triangle isocèle. C'est fou comme histoire.
Il est presque impossible de guérir un patient qui s'ignore.
Cordialement
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-3 #17 citoyen 20-08-2017 02:04
Fred et Benn Pépito.
Franchement, vous êtes vraiment de mauvaise foi. Dit-on qu'on ne peut pas réveiller quelqu'un qui fait semblant de dormir. Pourtant c'est simple, on ne vous demande pas de faire un câlin ou un bisou à Alpha Condé, mais c'est de reconnaitre au moins qu'il a changé la ville de Mamou. Ce qu'Alpha Condé a réalisé à Mamou aucun Guinéen l'a fait. On ne peut pas changer car l'histoire reste l'histoire.. Vous savez, contrairement à ce que vous pensez, les Guinéens ne sont pas amnésiques.L'histoire retiendra que c'est Alpha Condé qui a fait sortir la ville de Mamou dans les ténèbres pour la propulser sur une orbite.
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+1 #16 EFkalivogui 19-08-2017 20:12
@ Mr Benn
Vous ne communiquez jamais sans insulter. Je me demande vraiment si vous êtes djon djon dans votre rentrer coucher en France laba. Nous on a jamais bougé de nos cases mais on ne se comporte pas comme vous.
Dire que mamou a changé ce n'est pas le feu au lac
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+1 #15 fred 19-08-2017 16:35
mr comolam , vous me demandez pourquoi moi je ne rentre pas ?
la question est bête mais je vais vous apporter une reponse logique .
contrairement a mr mamadou loppe , je ne trouve pas d'ameliorations dans mon quartier .
les fillettes vont toujours puiser de l'eau a la source et la ramener a la maison . les garconnets vont toujours ramasser du bois mort pour la cuisine .
il n'ya toujours pas de courant electrique et nous faisons 3 heures de route en voiture pour aller au marche hebdomadaire situe a juste 40 kms .
notre dispensaire ( centre de santé ) n'a jamais de mercurochrome , d'alcool ou de sparadrap ou de coton .
enfin les salaires des fonctionnaires arrivent toujours en retard et quelques fois cela prend 3mois .
pour finir , mr comolam , les forces de l'ordre nous malmenent trop souvent , meme quand on est sourd - muet - aveugle .
j'oublias mr comolam , les ordures n'ont pas ete degagees depuis l'annee derniere , cela fait 8 mois . les moustiques sont devenus un peu plus gros , bcp ont le palu et on a peur du cholera a present .
c'est un peu pour ces quelques raisons que j'aime bien rester encore a marcory . c'est a abidjan en cote d'ivoire .
et vous , mr comolam , quand est-ce que vous rentrez , vu que c'est le perou ?
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0 #14 citoyen 19-08-2017 14:25
Pour convaincre les gens, on est pas obligé d'utiliser les injures sauf si on est pas convaincu par ses propres arguments. On ne peut pas obliger tout le monde de penser de la même façon. Dépassons un peu cette culture de la pensée unique.Même quand on n'aime pas le chien, on doit reconnaitre que ses dents sont bien blanches. Moi personnellement en football, je supporte le FC Barcelone et Dieu sait que s'il y'a un club de foot que je déteste, c'est bien le Réal de Madrid. Mais cependant, je reconnais qu'au jour d'aujourd'hui que le Réal de Madrid est le meilleur club du monde et que Christiano Ronaldo est le meilleur joueur du monde en ce moment. Cela ne va pas dire que je deviens supporter du Réal de Madrid, mais c'est l'honnêteté qui me pousse à reconnaitre les qualités de ce club de Madrid. Reconnaître les qualités de son adversaire ne doit pas être perçu comme une humiliation ou un tabou.Dans toute chose, il faudrait pas que le sentiment prime sur raison.
Que le bon Dieu protège la jeune démon-cratie guinéenne et surtout qu'il nettoie et désinfecte nos coeurs avec de l'eau de javel.
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+3 #13 Baren SOUMAH 19-08-2017 13:49
Citation en provenance du commentaire précédent de Benn Pepito :
Dis-moi ! Solian Konaté-Tronka...
Serais-tu vraiment à la recherche d'un poste de commandement en Guinée ?
Pour une fois sois honnête dans ta vie. Dis-le ? Je te vois: tu multiplies les atours pour charmer Gobykhamé. Vous êtes tous des diaspourris, des démagogues. Ce qui vous intéresse : c'est comment terminer dans le bled à la tête d'un poste de commandement.

Normalement, meme dans la betise, quand on a atteint le fond du puit, on ne peut que remonter. Ce pseudo journaliste, lui, il creuse dans la boue au fond du puit. Vraiment lamentable cette misere intellectuelle.
Je donnerai ma tete a couper que Ben Pepito est l'un des "anonymes" de la section internet des loubards de l'UFDG qui sevissaient en bande organisee sur "gbassikolo" Il y a quelques semaines. Meme exprimees dans un francais approximatif et dans un un style douteux, il y a des expressions qui ne trompent pas: #Ah non, #Fils putatif, #Ahmadou Sekou, sans compter le tutoyement systematique... Et puis Ben Pepito est coutumier des faits: #Guinéeactu, #Oury Balde, #Ben Bepitoh...
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-6 #12 Benn Pepito 19-08-2017 05:03
Dis-moi ! Solian Konaté-Tronka...
Serais-tu vraiment à la recherche d'un poste de commandement en Guinée ?
Pour une fois sois honnête dans ta vie. Dis-le ? Je te vois: tu multiplies les atours pour charmer Gobykhamé. Vous êtes tous des diaspourris, des démagogues. Ce qui vous intéresse : c'est comment terminer dans le bled à la tête d'un poste de commandement.
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-6 #11 Benn Pepito 19-08-2017 04:37
Ah, non Solian Konaté Tronka !

Toi! Tu as un sérieux problème. Tu as des oeillères qui t'empêchent de voir les à-côtés. D'emblée tu chéris tous ceux applaudissent Goby Condé. Tu prétends ne pas être clanique mais tu mens.
Personnellement, ce que je reproche à Apha Mamadou Dyiguin Dyappè Loppè Sow c'est son malhonnêteté intellectuelle. S'il te plaît ! Il est 6H 36 du matin. Donne-moi le temps de griffer quelque chose et de te le dire.
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-2 #10 TRONKA 18-08-2017 22:27
D'abord merci à Baren Soumah pour cette intéressante mise au point.

Ensuite et pour l'essentiel après lecture, je retiens 3 choses:
1-Une rédaction rigoureusement élaborée au style très soigné au sens pédagogique du terme, digne d'un prof d'histoire qui ne fait pas semblant.
Franchement la lecture était un régal pour moi.
C'est pas grave ceux qui trouvent le contraire.
**L'individu fort de sa conscience n'a pas besoin de tribunal qui le venge de la calomnie.**E. de Girardin.

2-La capacité et la volonté de Mr Sow à exprimer un carnet de voyage qui lui permet de dire de façon assez terre à terre son diagnostic différentiel après 9 ans d'absence de sa ville natale, cette merveilleuse ville carrefour.
Retrouvaille pleine d'émotion et Mr Sow semblait un peu égaré.
L'émotion de constater que cette ville natale et son quartier loppè ne ressemblent plus ou presque à cette image mémoire avant son départ.

3- Mr Sow me rappelle mes souvenirs, mon quartier poudrière, à 200m de la salle de permanence(bâtiment pour conférence, spectacle etc..). J'ai fait une partie de mon lycée ( Lycée Cabral ). Mamou était une ville championne de basket.

En synthèse:

- Je pense que nous Guinéens, dévons faire de l'effort pour sortir de cet enclot de haine qui nous pousse chaque fois à des réactions de surface nous privant ainsi de tout bon sens, de toute intuition plus réaliste, et dépassionnée.

-On a pas besoin d'être de la mouvance pour admettre que Mamou à l'image de beaucoup d'autres villes a changé de visage.

Le Crime de Mr Sow c'est de n'avoir pas commencé par insulter le président Alpha Condé! C'est lamentable!.

-On peut rester rationnel dans l'analyse des évènements ou d'une réalité donnée et garder sa vision politique! Mais la rancœur politicienne est si écarlate que le libre échange dans le respect de chacun et de tous est pour l'heure quasiment difficile(j'évite le mot impossible). La plus mauvaise manière de mener à bon port une vision politique.

-Mr Sow s'est exprimé pour partager avec le public les constats de son carnet de voyage avec la liberté d'expression dont chacun de nous détient le droit.
Cette liberté d'expression mérite pour chacun et pour tous le droit au respect.

-Aucun crime commis par Mr Sow, aucune agressivité, aucune insulte ni charabia politicien. Juste pour dire qu'il y a des choses qui ont changé! C'est désespèrent de se faire rabrouer parce qu'on ne dit pas ce que veut l'autre.
La façon de mener la politique en Guinée,! un vrai cas d'école.
Grand merci à Mr Sow,
Bon retour et mes salutations à Ousmane Bah que vous connaissez très certainement et qui enseigne dans ce territoire.
Cordialement
TRONKA
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0 #9 fred 18-08-2017 16:57
citoyen , souffrez que je conteste ce que vous ecrivez .
il est faux et archifaux d'ecrire que depuis 1963 aucune infrastructure n;a ete realisee a mamou .
la conserverie a partir de laquelle on avait corned beef , tripes et autres confitures .
l'eni de tolo et l'enev .
le bitumage du centre ville ,la maison du peuple , les differents terrains de sports ....ect
tout ceci fait partie du plan trienal de sekou toure . il y en a bien d'autres et peut etre que d'autres vous edifierons ladessus mieux que moi .
notez , citoyen , que je suis anti-sekou toure de premiere heure , mais ...
vous avez tout faux , citoyen .
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+4 #8 Mamoud 18-08-2017 13:44
Citation en provenance du commentaire précédent de fred :
mamadou alpha sow , puisque c'est devenu si rose et dore qu'on se croirait au " perou " , j'ose esperer que vous aurez le courage intellectual et patriotique de rentrer et vivre a loppe , chez vous .
" mayotte ko ladde " ! mayotte woula ka djan !
notez que l'exile est le pire des maux . joignez l'acte a la parole , rentrez chez vous !

Je conseille aux guineens de se méfier des sorbonnards.
Dites-moi, sont-ils tous comme le PRAC et l'auteur de cet article en termes de jugement?
Celui qui veut le progrès se compare à meilleur que lui, pas à soi-même.
Cet article me rappelle celui de M. Aziz Bah paru sur Guineactu.info en 2015 après un voyage en 1re classe.
Qui disait que la Guinée était malade de ses intellectuels?
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-4 #7 citoyen 18-08-2017 13:21
Un grand merci à vous MR Alpha Mamadou Loppé Wow.Vous savez, la vérité reste toujours la vérité et on ne peut pas l'enterrer. La reconnaissance n'est pas de ce monde car l'être humain a toujours été ingrat. Comme le dirait l'autre, même les moutons qui avaient assisté à la naissance de Jésus Christ, si aujourd'hui ils rentrent dans une église, c'est sùr qu'on les chasserait et pourtant ils ont vu naître Jésus christ.On ne demande pas aux gens d'aller embrasser le Président Alpha Condé par la bouche même si l'exercice paraît un peu délicat, mais c'est de reconnaître au moins qu'il a pu changer l'image de certaines villes de l'intérieur du pays On peut même citer des exemples de Boké, N'zérékoré, Kankan, Mamou.....
Depuis l'époque de Samory Touré jusqu'à ce jour, ce qu'Alpha Condé a réalisé dans les quatre régions naturelles de la Guinée, aucun Guinéen l'a fait.
Depuis 1963, Mamou n'avait jamais bénéficié d'une infrastructure et il a fallu attendre l'arrivée d'Alpha Condé pour que cette ville puisse renaître de ses cendres.
Un autre exemple, depuis que la Guinée est la Guinée, la ville de Télimélé n'avait jamais connu une seule goutte de goudron et c'est grâce à Alpha Condé que cette ville vient de connaître ses premiers goudrons. Dieu a envoyé Alpha Condé en Guinée comme il avait envoyé le Prophète Moïse (Moussa pour nous les musulmans) en Égypte pour aller libérer les fils d'Israël.
Pou terminer, MR Alpha Mamadou Loppé Sow, est ce que vous pouvez envoyer votre article aux autres sites d'informations.
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+3 #6 Youssouf Bangoura 18-08-2017 09:31
Ce monsieur a le droit comme tout guinéen de dire ce qu'il veut et comme il le veut, surtout ce qu'il a vu sur le terrain .C'est quand même incroyable, on veut empêcher les gens d'écrire le moindre bienfait du président CONDE . Il est incontestable que depuis 2011, le visage de beaucoup de nos villes et villages à l'intérieur du pays, a changé, les infrastructures à l'intérieur de ces villes et villages ont été améliorées ou faites, le dire ne peut pas faire de quelqu'un un pro AC .
Moi, je ne soutiens plus AC parce qu'il maintient la corruption en GUINEE mais, je reconnais volontiers que depuis 2011, beaucoup des choses ont été faites . Pas plus tard qu'avant hier sur la RTG, l'inauguration d'un pont en béton dans un village reculé de Mandiana, il fallait voir la joie immense de ses habitants, le désenclavement total de ce village, cela est un progrès pour ces villageois, Avant tout jugement, essayons de nous mettre à la place des bénéficiaires de ces infrastructures aussi petites qu'elles soient .
Merci professeur SOW de nous avoir décrit ce que vous avez vu de CONAKRY à MAMOU . Vous êtes adorable à lire .
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+2 #5 Tiekourani 18-08-2017 08:46
Voici un bouffon qui cherche un poste de ministre auprès de Nkoro Alpha.

Je respecte son opinion mais je sais que cet homme n'est qu'un griot qui cherche sa pitance.

Mes frères on ne peut cacher le soleil avec ses mains.
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-2 #4 COMOLAM 18-08-2017 06:29
Citation en provenance du commentaire précédent de fred :
mamadou alpha sow , puisque c'est devenu si rose et dore qu'on se croirait au " perou " , j'ose esperer que vous aurez le courage intellectual et patriotique de rentrer et vivre a loppe , chez vous .
" mayotte ko ladde " ! mayotte woula ka djan !
notez que l'exile est le pire des maux . joignez l'acte a la parole , rentrez chez vous !


@ Fred,

C'est tellement facile, pourquoi toi tu ne rentre pas, il suffit de dire le bien de sa ville natale, pour être crucifié comme Jésus, l'ignorance et la folie des petits gens, qui font de l'arrogance et la haine du pays, un combat de vie, contre toute idée contraire, qui devient automatiquement un sacrilège, au plus bas point de leurs sagesses infantile.
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+1 #3 Baren SOUMAH 17-08-2017 23:44
Mais pourquoi les militants de l'UFDG ne supportent pas que les gens aient une opinion et une grille de lecture des realites differentes de leurs propagandes obsoletes?
Peuvent-ils donner leurs opinions sans insulter?
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+2 #2 fred 17-08-2017 20:03
mamadou alpha sow , puisque c'est devenu si rose et dore qu'on se croirait au " perou " , j'ose esperer que vous aurez le courage intellectual et patriotique de rentrer et vivre a loppe , chez vous .
" mayotte ko ladde " ! mayotte woula ka djan !
notez que l'exile est le pire des maux . joignez l'acte a la parole , rentrez chez vous !
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+4 #1 Benn Pepito 17-08-2017 18:56
Alpha Mamadou Loppé Show, tu mens !

Je viens de te survoler et et tu tartines cette imbécilité politique :
"Mais on m’objectera que les guinéens ont faim. Et je réponds, comme dans tous les pays du monde où on a commencé par lutter contre la faim, ils sont responsables de leur ventre. Ce n’est pas à l’État de nourrir les populations, bien qu’il doit être celui qui trace les perspectives, fixe les objectifs, donne les moyens de production nécessaires, mais c’est à la population par son travail de refuser d’avoir faim. À ce moment elle construit son droit à l’existence, à la vie, au confort, à la lumière du savoir, qu’il ne viendra à l’esprit de personne de lui contester. L’assemblée sera alors une force de protection des citoyens et de leurs biens. J’ai pu observer à Mamou que les denrées, alimentaires notamment, coûtent cher. Mais les activités annexes que les uns et les autres déploient permettent à beaucoup d’arrondir leur fin du mois."
Tu mens d'un bout à l'autre. Tu es peut-être un bouffeur de craie mais tu es aussi un démagogue, un manipulateur, un tartuffe.
Moi, je vais te démentir. Donne-moi le temps de farfouiller dans mes notes, je vais te prouver tes lacunes intellectuelles et tes mensonges politiques visant à redorer le blason de Goby Condé aux yeux des Mamounais.
Je ne te connais pas mais je respire déjà ton odeur de démagogue, de "gnarimakha" ou laveur de chat.
Loppodji Show ! tu nous trouveras sur les chemins de Koundara, de Goual, de Kankan, de Mandiana, de Boké, De Cona-cris, de Labé, de Kissidougou, de Mali, de Télémélé, de Pita, de Macenta, De N'Zérékoré, de Guéckédou, de Dalaba, de Mamou, de Dinguiraye, de Kassa, de Kindia, de Fria, de Coyah.
Wallahi! Billahi! Tu ne passeras pas. Ta démagogie ne va pas aveugler les Mamounais et les Guinéens. Si Goby Condé mise sur toi pour faire avaler aux Mamounais voire aux Guinéens un troisième mandat qu'il mijote, vous vous foutez le doigt dans les soupapes.
Pro-fesseur ! Fesseur de je ne sais quoi... Didon ! ça ne nous impressionne pas. Arrête ton Show !
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