Uni KindiaDans la nuit du dimanche à lundi 14 août 2017 une gigantesque inondation suivie d’un glissement de terrain avec coulées de boue a emporté des habitations et provoqué près de 1000 morts et disparus à Freetown...

Dans ces circonstances douloureuses, je pense évidemment à tout le peuple leonais à qui j’adresse mes sincères condoléances.

Mais au-delà de la compassion, je pense personnellement que le temps du deuil passé, le peuple sierra leonais devra demander des comptes à leurs dirigeants pour ce qu’ils ont ou n’ont pas fait pour atténuer l’impact de ce phénomène climatique sur les populations. Car si les autorités du pays ne pouvaient anticiper les inondations et les glissements de terrains, elles devaient savoir (je l’espère) que les citoyens avaient construit et s’étaient installés sur des sites impropres à l’habitat c’est-à-dire sur des pans de collines à forte potentielérosif.

D’aucuns vont sans discernement attribuer cette catastrophe humanitaire au changement climatique. C’est sans doute vrai, mais seulement dans une moindre mesure. A mon sens, la véritable responsabilité est à chercher du côté des autorités publiques :

  • dans le manque d’anticipation et de prévention
  • dans l’incapacité à l’organisation et à la planification dans l’occupation urbaine du sol
  • dans l’inefficacité à gérer la protection des forêts et à lutter contre la déforestation des flancs de collines

Mais qu’en est-il de la situation guinéenne et de sa capitale Conakry ? A vrai dire, il est peu probable qu’un phénomène semblable à celui qu’a connu la sierra Leone se produise à Conakry avec la même intensité. Pas parce que les autorités ont anticipé et planifié l’urbanisation, mais simplement parce que la nature du sol (rocheux) et la topographie du terrain (moins abrupte) rend Conakry moins exposé à un phénomène de glissement de terrain et donc de coulées de boue. Ceci étant, Conakry reste très exposé à de très fortes inondations à cause de l’urbanisation anarchique de la ville, de son insalubrité et du manque d’investissement dans des infrastructures d’assainissement de qualité. Les caniveaux d’évacuation d’eau de pluie à ciel ouvert dans Conakry est un danger de tous les jours pour les usagers de la route et les piétons.

Le vrai danger qui plane sur les populations de Conakry, est celui lié au non-respect des normes dans de la construction et l’urbanisation. C’est un secteur dans lequel l’Etat s’est complètement retiré laissant chacun construire comme bon lui semble avec les conséquences dramatiques que l’on connait déjà (incendies, insécurité, etc.). Le recours à un architecte et à un ingénieur de structure est quelque chose de facultative même pour des immeubles de plusieurs niveaux abritant un nombre important de personnes.

Par ailleurs, les installations électriques non conformes et l’absence de dispositif de protection constituent la cause principale d’incendies d’habitations à Conakry.

Nous reviendrons plus largement sur cette problématique dans une prochaine analyse.

BAH Abdoul Diaila
Liège, Belgique
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Commentaires   

+1 #11 MBemba 22-08-2017 00:30
@ Tountourou alias Alphadjo, Karim

Merci pour cette classe en ligne sur la ville de Gbassikolo!
Prière de nous éclairer sur l'histoire du Fouta Djallon.

Wikipedia
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+3 #10 TRONKA 20-08-2017 20:18
@Tountouroun
Merci pour cette page de l'histoire de Conakry.
Cordialement.
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+1 #9 Tountouroun 20-08-2017 16:02
@Youssouf Bangoura

Vous ne comprenez pas mon message. Mon commentaire ne concerne pas le contenu de cet article. Le post est une insinuation destinée aux personnes annoncées par l'intitulée de mon post.

Mon post porte sur les mensonges de ceux qui arborent l'enseignement fallacieux de la révolution sékoutouréenne sur les origines des communautés guinéennes comme un butin précieux d'une dictature sanglante.

Vous avez bien remarqué que mon post s'adresse à des personnes qui sont réputées avoir la langue pendue et surtout, elles sont capables de réagir sur mon commentaire sans avoir besoin de recourir à autrui.

Ne soyez pas étonné de constater mes commentaires sur les origines historiques des communautés guinéennes affichés sur des articles divers et à l'adresse des enfants de la révolution guinéenne cités en marge de chaque post.

Le moment est venu de confronter l'enseignement de l'histoire générale authentique de l'Afrique et de la Guinée, réalisé par des historiens et chercheurs professionnels à celle tirée des " Tomes " de Sékou Touré.

@Youssouf Bangoura

Merci pour votre réaction mais évitez de vous hâter à conclure sur les actes posés par autrui et de manière inhabituelle sans vous poser la question de savoir du " Pourquoi et le comment ? "

Attendons la réaction des individus qui sont interpellés officiellement par mon post qui fera l'objet de suites.

Bien à vous !
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0 #8 Youssouf Bangoura 20-08-2017 09:10
Tountouroun,
cela n'a rien à voir avec le sujet mais, je vous remercie de nous avoir partagé votre découverte lol .
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+3 #7 Tountouroun 19-08-2017 23:32
@Nfamara

@Nfamara, Mamadou, MBemba, Tronka

« Selon une légende, à l’origine il y avait dans l’île Tombo, non loin l’actuel port, un fromager géant sous lequel un paysan Baga du nom de Cona, qui avait construit sa case. Sa palmeraie produisait le meilleur vin de l’île, les gens de Kaporo venaient boire sous le fromager de Cona. Ils disaient alors, « je vais chez Cona, sur l’autre rive (nakiri) », ainsi par contraction ce lieu devin Conakry.

Les côtes de la Guinée furent découvertes par le navigateur Pedro de Sintra vers 1460, le Vénitien Ca Da Mosto écrivit (NB Les navigations du portugais Pedro de Sintra, écrites par Messire Alvise Ca’Da Mosto) en 1463 la relation de ce voyage:

… » Ces gens ont la coutume d’avoir les oreilles percées de trous, auxquels pendent différents anneaux d’or, attachés les uns aux autres. Ils ont également le nez percé par en dessous et au milieu, auquel ils suspendent un anneau d’or, comme nous le faisons chez nous avec les buffles. Quand ils veulent manger, ils retirent ces anneaux. Les hommes en portent aussi bien que les femmes.

Il paraît que les femmes des seigneurs ou personnes de quelque importance ont les lèvres de leur nature percées de trous de même que leurs oreilles, pour signaler leur dignité ou condition supérieure; anneaux qu’elles mettent et enlèvent selon leur bon plaisir. ».

Le site de Conakry dépendait du royaume de Dubréka. La région était d’abord habitée par des Baga, mais ceux-ci accueillirent des Soussou, venus du Nord du Mandingue, après la destruction de leur capitale, sur le Niger, en 1236 par Soundjata Keïta.

A partir du XVIè siècle plusieurs royaumes Soussou se développent, le Royaume de Rio Pongo et celui de Dubréka, le plus important.
Le royaume de Dubréka a été fondé vers 1600 par un émigrant Soussou, chasseur d’éléphants, nommé Soumba Toumamy, qui délivra les Baga des pillards, en remerciements ils le proclamèrent roi. Ses descendants régnèrent jusqu’à la conquête coloniale, en 1890.

Le dernier roi, Balé Demba, accorda en 1885 une concession aux français, dans l’île de Tombo.

Mais l’histoire de la ville de Conakry débute le 8 mai 1887 avec la prise de possession, par les français, de la totalité de l’île de Tombo (aussi écrit Tumbu), et l’intention d’y fonder la capitale de la colonie des Rivières du sud.

Les premières constructions ne datent pas que de 1889. En 1885 il y avait environ 300 habitants répartis en deux villages, Conakry et Boubinet et dans deux petits groupes de cases, Krou Town et Tombo. Conakry comptait environ 30 cases.

L’île était entièrement recouverte par une forêt de palmiers et de fromagers »…

Par Luc MOGENET
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+1 #6 fred 18-08-2017 16:29
mr comolam , je n'aime ce que vous ecrivez ( a ne pas confondre a je ne vous aime pas ) mais cet ecrit la est sense . ca m;etonne de vous . mais je l'approuve .
mieux vaut prevenir que guerir .
ecrivez du positif et vous verrez bcp de soutiens . mais....
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+2 #5 Youssouf Bangoura 18-08-2017 09:45
COMOLAM,
j'espère que ce drame de Freetown, va revigorer la volonté de l'Etat guinéen, à poursuivre la démolition de toutes les constructions dans les zones inondables . Ce qui est arrivé à Freetown, peut tout à moment arriver à Conakry surtout en cette période hivernale, il faut prendre le devant comme ils l'ont fait à Démoundoula .
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-2 #4 Tiekourani 18-08-2017 08:50
Citation en provenance du commentaire précédent de COMOLAM :
Du n'importe quoi, la Guinée et la Sierra Leone, ont la même géographie, presque le même texture du sol, la même végétation, le climat, la pluviométrie etc... Il faut attendre le drame chez nous, pour commencer à dire, l'État n'avait pas pris les dispositions, il est irresponsable, le même drame se passe à quelque 100 km, c'est pourquoi il faut anticipé, et ne pas ce fier aux analyses des charlatans, après Démoudoula, les Bafons Sangoha et de Sonfoya, ont été marqués par la croix rouge, toute les maisons sur le lit de la rivière seront démoli dès la semaine prochaine.

C'est vrai, Il est souvent impossible d'éviter les catastrophes, mais on peut toujours limiter les dégâts, et prévenir certains événement malheureux, c'est pourquoi, le déguerpissement des habitant de DEMOUDOULA, été décider par le gouvernement en plein hivernage, certains disait non, ce n'est pas normal à la saison pluvieuse, mais, c'est à cette période que les risques sont élever , nous voyons les inondation partout au monde, la désolation et le tristesse des population, il faudrait -il attendre la catastrophe, pour prendre les dispositions ou prendre les précautions à l'avance, pour atténuer l'impact si jamais, pour un gouvernement responsable il faut agir avent, même ci d'autres essaient à installer le chaos, la démagogie en profitent du malheur des pauvres habitants de Demoudoula, dont la vie était en danger!

Paix à l'âme des 400 victimes de Freetown ! Que Dieu nous protège! Amen.

Si tel est le cas pour démoudoula on aurait pû faire cela avec beaucoup de civilité. On pouvait conscientiser les populations en leur montrant le bien fondé de l'acte. Mais l'Etat a été brutal et violent. On ne traite pas sa population de la sorte.
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+2 #3 COMOLAM 18-08-2017 06:06
Du n'importe quoi, la Guinée et la Sierra Leone, ont la même géographie, presque le même texture du sol, la même végétation, le climat, la pluviométrie etc... Il faut attendre le drame chez nous, pour commencer à dire, l'État n'avait pas pris les dispositions, il est irresponsable, le même drame se passe à quelque 100 km, c'est pourquoi il faut anticipé, et ne pas ce fier aux analyses des charlatans, après Démoudoula, les Bafons Sangoha et de Sonfoya, ont été marqués par la croix rouge, toute les maisons sur le lit de la rivière seront démoli dès la semaine prochaine.

C'est vrai, Il est souvent impossible d'éviter les catastrophes, mais on peut toujours limiter les dégâts, et prévenir certains événement malheureux, c'est pourquoi, le déguerpissement des habitant de DEMOUDOULA, été décider par le gouvernement en plein hivernage, certains disait non, ce n'est pas normal à la saison pluvieuse, mais, c'est à cette période que les risques sont élever , nous voyons les inondation partout au monde, la désolation et le tristesse des population, il faudrait -il attendre la catastrophe, pour prendre les dispositions ou prendre les précautions à l'avance, pour atténuer l'impact si jamais, pour un gouvernement responsable il faut agir avent, même ci d'autres essaient à installer le chaos, la démagogie en profitent du malheur des pauvres habitants de Demoudoula, dont la vie était en danger!

Paix à l'âme des 400 victimes de Freetown ! Que Dieu nous protège! Amen.
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+4 #2 Goundoba 18-08-2017 00:19
Si peu s'en faut que la Sierra Leone ne périsse sous une coulée de boue, il est fort probable que la Guinée périsse sous une coulée d'ORDURES.
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0 #1 mosaic 17-08-2017 22:42
Non nous ne sommes pas à l'abris de telle catastrophe car hela une fois de plus des represenrants de l#Etat ont octroyé par connaissance ou ignorance des textes de loi des permis de construire dans des zones interdites et à fort risque de catastrophe. Même les cimetières dans certains quartier de Conakry sont mal placés et en saison des pluies les corps ressortent de la terre!

Le mal de la Guinée est clairement identifié. Son nom est INJUSTUCE!
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