GUINEE : des députés encore à l’abreuvoir

Après la prorogation de leur mandat par un décret présidentiel du 12 janvier , les 114 députés guinéens vont continuer à siéger . A quelques rares exceptions . De source bien informée , ceux de l’opposition vont en définitive opter pour la conservation d’une capacité d’action parlementaire . Mais , par ce choix , ils vont cautionner le « glissement » et auront du mal à s’opposer à un éventuel report de la présidentielle en 2020  .

Souvenons nous . A peine installés , nombreux étaient les députés qui demandaient pas moins de 25.000.000 de francs guinéens ( environ 2.500 € ) comme indemnités parlementaires . Suite à l’indignation générale ces prétentions ont été revues à la baisse . Pour être ramenées à 15.000.000 de francs guinéens ( 1.500 € ) . S’y ajoutent différentes primes et avantages . 

Et cela dans un pays où le salaire moyen interprofessionnel garantie (SMIG) est de 440 .000 francs guinéens soit moins de 50 € . Loin de chercher à servir leurs électeurs , la plupart de nos élus semblent plutôt s’engager dans une course à l’abreuvoir . En Guinée , il y a deux sortes de députés : les mauvais qui ne valent rien , et les bons qui ne peuvent pas grand – chose . 

La politique du ventre est malheureusement pratiquée par toutes les autres institutions étatiques . Il est incontestable qu’aujourd’hui le pays est enlisé dans les marécages d’une « démocratie » en trompe-l’oeil . Les institutions ne jouent aucun rôle majeur dans la gouvernance . Elles ne sont que des artifices pour présenter au monde un semblant de démocratie . La route est encore longue .

DIALLO Mansour

Lille ( France )

Poster un Commentaire

avatar
  Subscribe  
Me notifier des