Réorganisation de l’administration guinéenne : des postes supprimés, des cadres en attente

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Conakry – Le président de la République, Mamadi Doumbouya, accélère la réforme de l’administration publique. Par décret rendu public ce mardi 10 février 2026, le chef de l’État a procédé à une réorganisation en profondeur des organigrammes des ministères, entraînant des fusions de départements et la suppression de plusieurs postes stratégiques.

Des fusions de ministères aux conséquences immédiates

Après la redéfinition des missions et attributions de chaque département, cette nouvelle étape marque un tournant dans la restructuration de l’État. La fusion de plusieurs ministères entraîne automatiquement la suppression de postes en doublon, notamment ceux de secrétaire général, chef de cabinet et fonctions assimilées.

Sont concernés par ces regroupements :

  • le ministère du Budget, désormais fusionné avec celui des Finances ;

  • l’Enseignement technique, rattaché au ministère de l’Éducation nationale ;

  • la Jeunesse, désormais associée au Sport ;

  • la Communication, fusionnée avec le ministère de l’Économie numérique et de l’Innovation.

Cette nouvelle configuration plonge plusieurs cadres dans une période d’incertitude, en attendant d’éventuelles nouvelles nominations.

Des ministères éclatés, de nouveaux besoins en cadres

Si certains départements ont été fusionnés, d’autres ont, en revanche, été éclatés, générant de nouveaux besoins en personnel d’appui et en hauts cadres administratifs. C’est notamment le cas du Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ainsi que celui de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, appelés à renforcer leurs effectifs.

Le poste de conseiller chargé de mission supprimé

Parmi les changements majeurs introduits par ce décret figure la suppression totale du poste de conseiller chargé de mission. Désormais absent de l’ensemble des nouvelles architectures ministérielles, ce poste disparaît officiellement de l’organigramme de l’administration guinéenne.

Cette décision entraîne la perte de fonction automatique pour les personnes qui occupaient ces postes jusque-là, illustrant la volonté des autorités de rationaliser l’action publique et de réduire certaines fonctions jugées non essentielles.

Une réforme aux effets encore attendus

Si le décret vise une administration plus efficace et mieux structurée, ses impacts sociaux et professionnels restent à observer, notamment pour les nombreux cadres concernés par les suppressions et les réaffectations à venir.

Gbassikolo.com

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