Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a vivement critiqué, dimanche 8 mars, la décision des autorités guinéennes de dissoudre plusieurs partis politiques, dont sa formation, dénonçant une nouvelle atteinte aux libertés publiques dans le pays.
Dans une déclaration solennelle faite depuis l’exil, l’ancien Premier ministre a accusé le pouvoir dirigé par le général Mamadi Doumbouya de chercher à écarter les principales forces d’opposition de la scène politique. Selon lui, cette décision annoncée par le ministère de l’Administration du territoire constitue « une nouvelle étape dans la restriction des libertés politiques » depuis la prise du pouvoir par l’armée lors du Coup d’État guinéen de 2021.
« Mamadi Doumbouya vient d’ajouter à son sinistre bilan de restrictions des libertés publiques et de violations des droits humains la décision injuste de dissoudre les partis politiques les plus représentatifs », a déclaré Cellou Dalein Diallo. Il estime que le chef de la transition et son entourage cherchent à « réécrire l’histoire politique du pays » en éliminant les formations susceptibles de contester leur pouvoir.
Le leader de l’UFDG accuse également les autorités de vouloir instaurer un « parti-État » et d’imposer une « pensée unique » dans le paysage politique guinéen. « N’ayant aucune légitimité électorale, Mamadi Doumbouya et son clan voudraient effacer toutes les forces susceptibles de porter ombrage à leur projet politique », a-t-il affirmé.
Au-delà de la dissolution des partis, l’opposant dénonce un recul généralisé des libertés fondamentales en Guinée. « Il n’existe plus d’espace civique et démocratique. Les droits politiques et les libertés fondamentales, après avoir été piétinés, sont aujourd’hui purement et simplement supprimés », a-t-il soutenu.
Cellou Dalein Diallo a enfin appelé à une mobilisation contre ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire » du pouvoir en place. Selon lui, les forces politiques et sociales du pays doivent s’engager dans « une lutte courageuse de libération » afin de restaurer la souveraineté populaire et les institutions démocratiques.
La décision des autorités guinéennes intervient dans un contexte politique tendu, alors que la transition ouverte après la chute de l’ancien président Alpha Condé continue de susciter critiques et inquiétudes au sein de l’opposition et de la société civile.
À suivre….
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