Des hectares d’ananas réduits en cendres à Kindia: « Tout mon espoir est parti en fumée »

0 0 votes
Évaluation de l'article

KINDIA – C’est une victime en détresse. Fodé Mohamed Soumah, entrepreneur agricole, originaire de Gariakhory, un district relevant de la sous-préfecture de Friguiagbé, a été victime d’un incendie dans la journée du jeudi 19 février 2026. Son champ d’ananas a été ravagé par un feu d’origine inconnue dans le secteur Meyengnima, district de Foulayah, relevant de la sous-préfecture de Damakania. Ce planteur a perdu plusieurs hectares d’ananas.

Selon son témoignage, le feu s’est déclaré peu après son départ du champ, aux environs de 14h. À son arrivée sur les lieux, tous les régimes d’ananas récoltés et stockés avaient été consumés par les flammes. Il affirme avoir contracté un prêt auprès du Crédit Rural afin de financer son activité, avec l’espoir de rembourser après la récolte. Aujourd’hui, cet espoir est anéanti.

« Je suis originaire de Gariakhory. Je suis venu voir mes parents ici afin d’obtenir un domaine pour cultiver un champ d’ananas. Pour la première fois, j’avais fait la récolte et j’étais venu enlever des rejets pour aller les planter ailleurs. Hier, nous avons travaillé. Quand on a quitté les lieux, aux environs de 14 heures, j’ai reçu un appel m’informant que mon champ avait pris feu. À mon arrivée, j’ai trouvé que tous les tas de rejets d’ananas avaient été consumés par les flammes. Je demande aux personnes de bonne volonté et au gouvernement de me venir en aide afin que je ne perde pas mon activité d’ananas. Tous mes rejets sont partis en fumée. Je lance cet appel aux personnes de bonne volonté, car je ne vois plus d’issue pour continuer la plantation d’ananas », a-t-il expliqué.

Faute de moyens financiers, M. Soumah avait contracté un prêt auprès au Crédit rural et sollicité l’aide de personnes de bonne volonté pour financer ses activités, avec l’espoir de rembourser après la récolte. Hélas, tout cet espoir est parti en fumée.

« Je suis allé au Crédit rural pour obtenir un prêt et investir dans l’activité d’ananas, mais tout est parti ainsi. Mes parents qui me soutiennent sont étonnés de cet acte, et même mes clients qui venaient chercher la marchandise sont touchés par cette perte. Les commerçants et commerçantes venus constater les dégâts sont repartis les larmes aux yeux. Aujourd’hui, je ne dépends que de cette activité. Je suis un père de famille. Si je ne suis pas secouru, c’est fini pour moi », a-t-il ajouté.

Des proches témoignent également de leur impuissance face à la situation, évoquant une « perte énorme » et appelant à l’aide pour permettre le remboursement des dettes contractées.

« Nous sommes venus travailler ici avant de rentrer à la maison. Après la prière de 14 heures, nous avons reçu un appel disant que le champ de notre voisin avait pris feu. Nous sommes revenus précipitamment et avons constaté une énorme perte. Il nous a fait parcourir toute la plantation, mais rien n’est resté. Nous ne savons pas qui a mis le feu. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider afin qu’il puisse rembourser ses dettes. Il n’a plus rien maintenant. Nous nous remettons à Dieu. »

Ce drame n’est pas isolé. À Friguiagbé, la recrudescence d’incendies criminels ou d’origine inconnue et ses environs inquiète sérieusement les planteurs.

Avec Africaguinee.com

guest
3 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
AOT DIALLO
AOT DIALLO
23 février 2026 20:14

Un simple reflet de ma mechancetee congenitale cree par la jalousie et la misere nationale !

Et malheureusement l’exemple ne vient pas du sommet. Des poissons pourris a la tete d’un pays ne pourront jamais nous sortir de cette auberge….

Kaou Labé
Kaou Labé
23 février 2026 18:56

 » IILS  » sont incorrigibles,
 » Ces Gens-là  » !
Et ça arrive TOUT le temps dans KINDIA !
 » On ne crée pas la richesse en combattant l’initiative privée  »
( Abraham Lincoln ) .
Le comprendront-ils a KINDIA ?
J’en doute !

Giɗo Gine
Giɗo Gine
23 février 2026 14:58

Il est navrant de voir que meme leurs propres congénères ne sont pas épargnés dans cette jalousie. Ce pays a besoin d’une vraie décentralisation du pouvoir pour que ceux qui veulent avancer travaillent. Il est insensé que tu vendes une terre a quelqu’un et ensuite que tu veuilles le chasser.