Libre opinion// Brutus Doumbouya, un psychorigide au pouvoir !

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Didon ! On marque le pas en Guinée-Conakry avec Brutus Doumbouya, un psychorigide au pouvoir ! Aux lendemains du 5 septembre 2021, jour de sa prise du pouvoir par les armes qui avait ensanglanté le palais Gokhi Fokhè, Brutus Doumbouya avait bercé les Guinéens d’illusions en promettant de faire des plans sur la comète. Et depuis jusqu’aujourd’hui, dans tous les secteurs de vie, politiques, économiques et sociales, les choses vont à l’allure de corbillard dans le pays.

Dans les travées du pouvoir militaire, on s’enthousiasme toujours pour les illusions avec un air emprunté. Et les courtisans et les adulateurs et les cagots ont la lourde tâche de ripoliner l’image de Brutus afin que les esprits simples continuent de le percevoir comme le héros qui a libéré les Guinéens du joug de Néron Condé. Paris impossible. Il n’y a pas à dire, « ce sont les circonstances qui font les héros et l’inverse n’est pas vrai. » écrit Arthur Koestler. Et c’est vrai que le 5 septembre 2021, les circonstances avaient choisi son homme : le colonel Brutus Doumbouya.  

Mais depuis on est tombé de haut. C’est toujours le même tabac : piétinement des droits de l’homme, musèlement de la presse indépendante, confiscation de la liberté de la parole, inquisitions, persécutions des opposants politiques, abus de pouvoir dans les commandements de la gendarmerie, kidnappings des empêcheurs de tourner en rond qui papillonnent dans la presse privée et dans les partis politiques et dans la société civile. C’est toujours la cherté des vivres dans le bled. La vie est encore aujourd’hui plus onéreuse pour la plèbe qu’au temps de la dictature sanglante de Néron Condé. Plus qu’hier la dictature de Brutus Doumbouya militarise, bunkérise le pays, emprisonne les Guinéens qui osent protester contre leurs mauvaises conditions de vie, remet le pays et les Guinéens en joug. Plus d’un Guinéen, aujourd’hui, dans le pays, souffre d’anhédonie. La majorité des Guinéens dansent devant le buffet, crèvent la dalle, mènent une vie de chien. La plupart ne ressentent pas, aujourd’hui, le plaisir de vivre dans ce pays de merde englué dans des intrigues politiques, dans des animosités et conflits interpersonnels à tous les niveaux du gouvernement et de l’administration, dans des concussions et des prévarications, dans des enrichissements illicites, dans des magouilles financières, dans des détournements de deniers publics, dans des désillusions.  

Et pourtant, l’on se souvient, un certain jour, Brutus Doumbouya a juré de faire de la Guinée-Cona-cris un pays de cocagne, « un paradis terrestre » !…

Hey Ko An, Bah Guérémassoye ! Un développement qui n’est pas le corollaire de l’épanouissement de l’individu, de l’être humain dans la majorité de la population sera tout bonnement qualifié de cosmétique parce que n’avantageant que les familles des gouvernants. Tu dis qu’il faudra encore attendre deux à trois ans de commandement avant qu’on ne commence à voir le bout du tunnel dans le pays ! Encore que les raisins ne seront mûrs que pour vous et vos familles et non pour la plèbe. Arrête ton cinéma ! Tu n’es pas babouviste et il y a quelques années de cela encore, avant que tu te défroques avec la seule obsession de mettre du beurre dans les épinards, tu pourfendais le communisme sékoutouréen. Aujourd’hui, tu es le chantre de la dictature de Brutus Doumbouya ! Franchement, on n’a pas été surpris : déjà au groupe de presse Le Lynx-LANCE, on te voyait venir avec tes gros sabots. Pas étonnant que tu sois le pivot de l’actuelle dictature qui sévit dans le bled. Tu n’as plus des yeux pour voir la souffrance de la plèbe. Tu n’as plus un nez pour sentir la puanteur qu’exhale l’absolutisme, le caporalisme qui va priver les étudiants guinéens de bourses étrangères en occident.

Hé, Bah Guérémassoye ! C’est toi qui clames sur le toit du pouvoir militaire de Brutus Doumbouya que tu es contre le fait que l’on accorde des bourses étrangères aux étudiants guinéens ? Quelle prise de position pernicieuse ?

Vous voulez tuer l’enseignement en Guinée ? Vous voulez agglomérer en Guinée des individus incultes qui ne se mouchent pas du coude ? Comme au temps de la Révolution sékoutouréenne ? Vous voulez continuer à avoir des masses de moutons  dans le pays ? Autant dire que le radis blanc vaut le radis noir.

Ça retourne les tripes ! Et le plus choquant c’est que et Brutus Doumbouya et ses éminences grises et tous les membres de son pouvoir militaire, qui impose une politique ultra-réactionnaire dans le bled, ont leurs propres enfants qui s’instruisent, aux frais de l’Etat guinéen, dans de bonnes écoles au Canada, en Europe et aux Etats-Unis. Ils se retrouvent pendant les vacances et mènent la vie à grandes guides.

Voyez-vous ! Le babouvisme ou le communisme égalitaire qu’on chante aux miséreux et aux laissés-pour-compte à longueur de journée a ses limites en Guinée-Conakry. Les Guinéens souffrent. Ils étouffent. Ils ne savent pas à quel saint se vouer. Be cause, les chefs religieux, à quelques exceptions près, pensent plus à s’empâter qu’à être la soupape de ceux qui végètent.

L’ambiance est plus que jamais délétère, méphitique, irrespirable en Guinée-Conakry.

Qui a peur ?

Didon ! Arrête de prendre les gens pour des demeurés.

Tu vois bien que c’est Brutus Doumbouya qui a la venette.

Le 03 août 2026, de son plein gré, Brutus Doumbouya se met au vert quelque part en Grèce. Et le 14 août 2026, il revient précipitamment à Cona-cris dans tous ses états.

Revisionnez son retour à l’aéroport Gbessia ! Regardez cette horde de bérets rouges et de ramassis de gardes du corps qui collent aux basques du généralissime, habillé civilement d’un pantalon et d’une chemise aux manches longues. Même à bord de sa voiture de commandement décapotable, Brutus a évité de trop se montrer, de s’exposer, de serrer la main aux quelques courtisans battant la semelle à l’orée des routes. Comme si quelque chose de pernicieux se préparait contre son généralissime. Ça alimente inéluctablement les murmures dans les cafés du commerce, dans les troquets, dans les bistrots et dans les bordels du pays : « Aussi la meilleure forteresse qui soit est-elle de ne pas être haï du peuple. », souligne Franco Bernini.

De quoi le généralissime aurait-t-il eu peur ?

Naturellement, qu’une idée pernicieuse ne fomente des factions dans la grande muette.

Alors, la peur est là, dans le camp de Brutus Doumbouya !

Et aujourd’hui, le pouvoir militaire de Brutus Doumbouya fait payer le prix fort à des innocents.

Mamadou Diouma Bah, âgé de 17 ans brutalement incarcéré pour soupçon de fraude au baccalauréat, meurt en cellule dans la prison de Kindia dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026. Sans que cela ne tire à conséquence.

L’activiste Bella Bah vient d’être condamné à six mois de prison, répartis en cinq mois de sursis et un mois ferme, pour avoir eu l’outrecuidance de tailler en pièces le pouvoir militaire qui s’accote sur des cagots pour mieux circonvenir les Guinéens.

Et maintenant l’on assiste à ce coup de pied de l’âne, et pas des moindres, donné dans l’asinerie du gouvernement !  

C’est Ibrahima Sory Tounkara, Le Hibou de l’asinerie de la Justice, qui accable Algassimou Diallo, avocat général près la Cour suprême, de faits « pas trop catholiques », de « faits normalement qui ne devaient pas être commis par un magistrat », de « faits qui sortent carrément du cadre des pratiques d’un magistrat. »

Sur ce, Le Hibou de l’asinerie de la Justice révoque purement et simplement Algassimou Diallo.

Et dans ses manœuvres florentines, le pouvoir militaire balance sur les réseaux sociaux un audio qui lance en conversation bidon Algassimou Diallo et le proscrit Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG et chef de l’opposition en exil forcé.

Scrogneugneu ! C’est un montage grossier qui en fait des caisses pour compromettre Algassimou Diallo et qui en outre met à nue l’esprit machiavélique de ce pouvoir militaire à vouloir sacrifier celui-ci sur l’autel de son incompétence. L’art de la politique c’est de faire passer son intérêt personnel pour l’intérêt général. Mais il est manifeste que Cellou Dalein Diallo, dans cette intrigue politique qui théâtralise en le mettant en scène avec ce magistrat du parquet que le pouvoir militaire cherche à déconsidérer, à anéantir, ne s’est jamais prêté à ce dialogue spécieux et sectaire, à cet enfantillage verbal insane.

Pourquoi Le Hibou de l’asinerie de la Justice a-t-il accepté de jeter dans la balance sa petite dignité d’ancien magistrat de siège pour s’empêtrer dans une intrigue politique qui exhale la puanteur, des odeurs fétides.

Pour s’en convaincre, réécoutez l’audio criminel en se bouchant bien le nez et en respirant à grandes bouffées par la bouche !

La Petite Cellule Diallo est toujours dans le viseur du pouvoir militaire dictatorial de Cona-crimes. Brutus Doumbouya veut sa peau.   

C’est pourquoi la Petite Cellule Diallo a intérêt à bien allumer ses quinquets pour ne pas se laisser prendre sans vert.

Parce qu’une communauté d’idées pernicieuses et maléfiques lie le régime sékoutouréen par atavisme à l’actuelle dictature de Brutus Doumbouya, un psychorigide pur et dur. C’est le mensonge, c’est la manipulation, c’est la fabrication d’aveux contre les individus potentiels à embastiller à la prison Coyah, c’est les arrestations arbitraires, c’est les kidnappings et les emprisonnements extrajudiciaires, c’est le clanisme, c’est l’ostracisme, c’est l’enrichissement illicite, etc.

Madifing Diané, l’homme qui déparlait à l’oreille de Sékou Touré, sait de quoi l’on parle… Dans le palais du diable, on se mettait en quatre pour monter des dossiers d’accusations contre des individus que Sékou Touré ne portait pas dans son cœur et pour forger des aveux que les proscrits s’adjugeaient de force avant leur mise à mort.     

Aujourd’hui, avec l’intelligence artificielle, on n’a pas besoin de trop de micmacs pour forger des accusations contre tel ou tel. Seulement, là où le bas blesse : c’est la difficulté de soutirer des aveux pour accréditer les accusations fallacieuses. 

Il y a l’affaire Barack Obama qui nous parle ; mais tout près de nous, l’on se souvient des manigances grivoises de Goby Condé pour perdre Cellou Dalein Diallo dans sa crédibilité morale et politique. Fatou Ngneloye et son frère, tous deux sous la pantoufle de Goby Condé, avaient vitupéré Cellou Dalein Diallo sur fond d’accusations croustilleuses. Et l’on comprend que la meilleure réplique face à une telle accusation grivoise voire grotesque c’est d’avoir la queue basse.

Aujourd’hui, plus qu’hier, les deux palais du Parrain sont infestés de vipères, de personnes malfaisantes. Au lieu de chercher à sortir le bled de l’auberge, le Parrain des deux palais et ses conseillers pernicieux s’enthousiasment à répandre des libelles contre Algassimou Diallo, révoqué de ses fonctions d’avocat général près la Cour suprême. Le risque qu’il encourt c’est d’être kidnappé et réduit au silence à jamais…

A moins d’être cauteleux et du côté du manche, franchement, pour arriver à vivre dans la situation actuelle de la Guinée-Cona-cris à tout point de vue, il faut avoir sucé le lait de la louve !       

Benn Pepito

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