Annonce du Référendum constitutionnel en Guinée: ce qu’il faut en retenir et les possibles implications

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L’annonce officielle du référendum constitutionnel en Guinée marque une étape cruciale dans le processus de transition engagé depuis le coup d’État de 2021. Plusieurs éléments clés méritent d’être analysés.

Un engagement respecté par la junte

Depuis la prise du pouvoir par le général Mamadi Doumbouya, la junte s’est engagée à restaurer l’ordre constitutionnel avant fin 2025. La fixation d’une date pour le référendum montre une volonté apparente de respecter le calendrier. Ce geste pourrait renforcer la crédibilité du CNRD auprès de la communauté internationale, qui a exercé une pression constante pour un retour à la démocratie.

Un calendrier stratégique

Le choix du 21 septembre 2025 laisse une marge de cinq mois pour finaliser la nouvelle Constitution et organiser la sensibilisation. Ce délai permet à la junte de tenter de légitimer son projet et de gérer les tensions internes. Toutefois, certains pourraient y voir une manœuvre visant à temporiser et à maintenir le pouvoir plus longtemps.

Un climat politique toujours fragile

L’opposition et la société civile accusent régulièrement le CNRD de retarder la transition. Cette annonce pourrait être perçue comme un pas en avant, mais elle ne dissipe pas les doutes sur l’impartialité du processus. Le déroulement des mois à venir sera scruté de près, notamment sur la transparence de l’élaboration du texte constitutionnel et les conditions de participation des acteurs politiques.

Les enjeux du référendum

Ce référendum n’est pas une simple formalité : il conditionnera la suite du processus démocratique. En cas d’adhésion massive de la population, la junte pourrait en tirer une légitimité accrue. En revanche, un rejet ou une contestation du processus risquerait d’intensifier les tensions et de retarder encore les élections législatives et présidentielles prévues avant la fin de l’année.

Une transition encore incertaine

Si l’annonce d’une date constitue un signal positif, elle ne garantit pas pour autant un retour à la démocratie sans heurts. La réussite de cette transition dépendra de la transparence du scrutin, du consensus autour du projet de Constitution et de la capacité du pouvoir en place à respecter ses engagements électoraux.

En tout état de cause, l’officialisation du référendum constitutionnel marque une avancée dans la transition guinéenne, mais les défis restent nombreux. La junte devra prouver sa bonne foi en garantissant un processus inclusif et transparent. La réaction des acteurs politiques et de la société civile dans les semaines à venir déterminera si cette annonce est un véritable tournant ou une nouvelle source de tensions.

À suivre…

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