Conakry — Au lendemain de l’éboulement survenu sur le site de Dar-es-Salam, à Conakry, le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Alhousseiny Makanera Kaké, s’est rendu sur les lieux dans la soirée de dimanche, accompagné d’une délégation de députés.
Sur place, le parlementaire a pu constater l’ampleur du drame et échanger avec plusieurs familles touchées. Sans avancer de bilan précis des victimes, il a décrit une situation particulièrement dramatique et présenté ses condoléances aux familles éprouvées ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée.
« L’information à ma disposition, c’est que c’est un véritable désastre. Mais je n’ai pas la compétence de vous annoncer le nombre de décès », a-t-il déclaré.
Le gouvernement aurait déjà prévu l’évacuation
Selon Alhousseiny Makanera Kaké, les autorités avaient pris des dispositions pour sécuriser la zone avant le drame. Il affirme notamment que le ministère de l’Habitat avait prévu l’indemnisation et le départ des riverains, ainsi que la fermeture du site.
Le député explique avoir échangé avec le ministre de l’Habitat quatre jours avant l’éboulement. D’après son récit, les autorités avaient alors annoncé un délai de trois jours pour procéder à la fermeture du site.
Mais cette mesure aurait rencontré l’opposition d’une partie des populations concernées.
« Malheureusement, la population n’a pas voulu accepter la décision du gouvernement de déguerpissement. Ce qui nous amène aujourd’hui dans une situation difficile », a-t-il regretté.
« La plus grande richesse de l’homme, c’est sa vie »
Face aux risques persistants, Makanera Kaké appelle désormais les riverains à quitter les zones considérées comme dangereuses.
Pour le parlementaire, aucune considération matérielle ne doit primer sur la préservation de la vie et de la santé.
« Quel que soit ce qu’ils ont ici, ils sont obligés de quitter pour sauver leur vie et leur santé », a-t-il insisté.
Il appelle également les autorités à veiller à ce que les opérations d’évacuation soient menées dans le respect des personnes concernées, avec « dignité » et « beaucoup d’humanisme ».
Makanera Kaké favorable à l’usage de la force publique
Tout en appelant les populations à collaborer avec les autorités, le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle estime que l’État doit pouvoir aller jusqu’au bout de ses décisions lorsque la sécurité publique est en jeu.
Il invite ainsi le gouvernement à recourir, si nécessaire, à la force publique pour faire respecter les mesures d’évacuation.
« Il y a des moments où le gouvernement doit utiliser la force publique pour faire respecter l’ordre public », a-t-il affirmé.
Il appelle par ailleurs les responsables locaux, les leaders d’opinion et toutes les personnes capables de sensibiliser les habitants à encourager les populations exposées à quitter les zones à risque.
En conclusion, Alhousseiny Makanera Kaké a renouvelé ses condoléances aux familles endeuillées, au gouvernement et au président de la République, le général Mamadi Doumbouya. Il a également rappelé que les députés ont, selon lui, pour mission de rester au contact des populations et de porter leurs préoccupations auprès des autorités.
Gbassikolo.com

» Malheureusement la population n’a pas voulu accepter la décision du gouvernement de deguerpissement » !
Quel DEMEURÉ ce petit
» jeune-vieux » !
Ce sont les ORDURES qui DEGUERPISSENT , PAS LES HOMMES !
Bon. … évidemment, entre » Ordures » on défend l’un l’autre .
Capito !