Guinée : le gouvernement soumet le collectif budgétaire 2026 aux députés, la croissance revue à 8,26 %

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Le gouvernement guinéen a soumis, samedi 24 octobre 2026, le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 à l’examen des députés de la 10e législature. Présenté par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, le texte prévoit une révision des principaux indicateurs macroéconomiques, une hausse des recettes et des dépenses, ainsi qu’une réduction des investissements publics, notamment à la suite de la revue des projets du programme Simandou 2040.

Des recettes mobilisées à hauteur de 44 225 milliards de GNF

Au 15 octobre 2026, les recettes liquides mobilisées par l’État s’élevaient à 44 225 milliards de francs guinéens (GNF), soit 85 % des prévisions inscrites dans la loi de finances initiale. Sur la même période, les dépenses engagées atteignaient 29 982 milliards de GNF, correspondant à 54 % des prévisions budgétaires.

Ces chiffres ont été présentés par Mariama Ciré Sylla devant les parlementaires, à l’occasion de l’examen du projet de budget rectificatif.

La prévision de croissance ramenée à 8,26 %

Le projet de LFR 2026 tient compte de l’évolution de la conjoncture économique internationale, qui a conduit le gouvernement à revoir plusieurs indicateurs macroéconomiques.

« Une révision à la baisse de 0,9 % de l’objectif de croissance économique, désormais fixé à 8,26 %, notamment due à l’environnement international », a expliqué la ministre.

Le gouvernement prévoit également une baisse de 2,5 % du produit intérieur brut (PIB) nominal. Dans le même temps, le taux d’inflation moyen devrait atteindre 5,2 %, contre une prévision initiale de 3,5 %.

Le projet intègre par ailleurs plusieurs ajustements, dont les pertes de recettes liées aux exonérations accordées sur les produits pétroliers, estimées à 4 576,7 milliards de GNF. Une provision de 913 milliards de GNF est également prévue pour soutenir le mécanisme de stabilisation des prix des produits pétroliers.

Les charges financières de la dette sont, quant à elles, revues à la baisse et ramenées à 648,1 milliards de GNF.

Le texte prévoit aussi plusieurs transferts et prélèvements au profit des chambres nationales d’agriculture et de commerce, de la CEDEAO et de GISC. Une enveloppe supplémentaire de 200 milliards de GNF est également annoncée au titre des primes de performance de la Direction générale des impôts.

Enfin, le projet vise à régulariser les mouvements de crédits intervenus pendant l’exécution du budget et à intégrer les conclusions de la revue des projets du programme Simandou 2040.

Les recettes en hausse de 5,5 %

Pour l’exercice 2026, les prévisions de recettes progressent de 4 206,4 milliards de GNF par rapport à la loi de finances initiale, soit une augmentation de 5,5 %.

Cette évolution s’explique notamment par la prise en compte des exonérations accordées sur les produits pétroliers, qui n’avaient pas été intégrées dans les prévisions initiales.

Les recettes fiscales devraient augmenter de 8 %, portant la pression fiscale à 14,2 % du PIB, contre 12,9 % initialement prévus.

À l’inverse, les recettes minières devraient reculer de 9,5 %. La ministre a notamment associé cette évolution aux répercussions de la crise au Moyen-Orient.

La subvention des produits pétroliers pèse sur les dépenses

Du côté des dépenses, le gouvernement prévoit une hausse de 5,8 %, principalement portée par la progression des dépenses courantes. Cette augmentation est notamment liée à la poursuite des mesures de soutien aux ménages, à travers la subvention destinée à maintenir les prix des produits pétroliers à un niveau accessible à la population.

Selon Mariama Ciré Sylla, cette subvention représente 5 489 milliards de GNF, soit environ 10 % des recettes fiscales prévues dans le projet de budget rectificatif.

« L’ampleur de cet engagement mérite encore une fois d’être soulignée, car elle représente une bonne partie de nos recettes fiscales et elle constitue un effort considérable, témoignant de l’arbitrage assumé en faveur des ménages », a-t-elle déclaré.

La ministre a toutefois souligné la nécessité de renforcer « la transparence, le ciblage, le suivi et la soutenabilité de ce mécanisme ».

L’enjeu, selon elle, est de préserver les ressources nécessaires au financement des secteurs prioritaires, notamment la santé, l’éducation et les investissements productifs.

Simandou 2040 : les investissements publics revus à la baisse

Alors que les prévisions globales de recettes et de dépenses sont orientées à la hausse, les investissements publics enregistrent une diminution de 2 729 milliards de GNF.

Cette révision découle principalement des conclusions de la revue des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

D’après la ministre, cette réorientation vise à accélérer l’exécution des projets jugés suffisamment matures et à prévoir les études nécessaires pour ceux qui ne remplissent pas encore les conditions requises pour leur mise en œuvre.

Les projets concernés pourront ainsi être reprogrammés dans le cadre d’une prochaine loi de finances, après la réalisation des études et des préparatifs nécessaires.

Un déficit budgétaire estimé à 2,01 % du PIB

À l’issue des ajustements proposés, le déficit budgétaire est désormais estimé à 2,01 % du PIB, contre 2,07 % dans la loi de finances initiale.

Mariama Ciré Sylla a assuré que ce déficit serait entièrement couvert par des ressources de financement identifiées, afin de préserver l’équilibre du budget rectificatif.

« Telles sont les grandes lignes du projet de loi de finances rectificative 2026 que j’ai l’honneur de soumettre, au nom du gouvernement, à votre examen », a conclu la ministre devant les députés de la 10e législature.

Le projet de loi de finances rectificative 2026 doit désormais être examiné par les parlementaires, qui se prononceront sur les ajustements budgétaires proposés par le gouvernement.

Gbassikolo.com

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1 Commentaire
BAMCE
BAMCE
30 octobre 2026 17:17

Procès Madjan Sidibe

C’est du régale

« Les affiches conçues à l’occasion de l’arrivée du président Paul Kagamé pour l’inauguration du pont de Kagbelen portant son nom ont coûté plus de 2 milliards de GNF », selon Mandian Sidibé, à la barre.

« CRIEF : 95 millions GNF de salaire mensuel, 30 millions de carburant et 180 millions de loyer par an !

À la barre, Mandian Sidibé dévoile les montants qu’il affirme avoir perçus lorsqu’il dirigeait l’Office guinéen de publicité (OGP).

Lerevelateur224.com