Koliagbé (Kindia) : l’homme d’affaires Mory Diané sort de terre un gigantesque complexe industriel de transformation de fruits locaux

Bientôt des produits estampillés ‘’Tropicaux’’, à la fois sur le marché local en Guinée et à la conquête de l’extérieur.

En tête de pont, les USA où une université, avant même la fin des travaux, a déjà fait du modèle économique en gestation, un cas d’étude et s’engage à participer à commercialiser les produits de l’usine en construction, sur les marchés intérieurs du pays de l’Oncle Sam.

Les ‘’Tropicaux’’, ce sera une gamme de produits cultivés et transformés en Guinée, venant principalement de la riche région de Kindia.

Ils sortiront d’un gigantesque complexe industriel en construction, bâti sur une superficie de 9ha, dans Koliagbé, une localité située à 15 Km du centre-ville de Kindia.

Son promoteur est l’homme d’affaires Mory Diané, qui après avoir eu pignon sur rue aux USA, a décidé d’investir dans son pays d’origine, la Guinée.

Il est déjà présent dans les mines avec GDM (Guinéenne des Mines), dans l’électricité avec GDE (Guinéenne de l’électricité) et dans la logistique avec CMC Transport.

Désormais, il se lance dans l’industrialisation avec cette gigantesque plateforme de transformation de fruits locaux, les mangues et les ananas principalement.

Quand on lui pose la question sur ce qui a bien pu le décider à investir dans l’agro-business, il invoque deux choses : d’une part, l’énorme potentiel agricole de la Guinée avec accent sur celui de la région de Kindia en richesse fruitière et d’autre part, la volonté et les ambitions portées par l’actuel Chef d’Etat guinéen Alpha Condé, pour le secteur de l’agriculture et de l’agro-business.

Sur ce que cet investissement a dû coûter, Mory Diané dit ne pas s’en préoccuper. Le seul mot clé qui vaille à ses yeux, c’est la ‘’Qualité’’.

Là-dessus, la consigne est ferme au sein du complexe industriel. D’un bout à l’autre de la chaîne de transformation, au-delà du fait que ce sont des installations de dernière génération, l’hygiène est de rigueur d’airain.

Avant quoique ce soit, tout débute ici par le nettoyage systématique des mains et des pieds à l’aide d’un dispositif installé à cet effet. Ensuite, les travailleurs, chaussés en conséquence, doivent porter des gants.

Les fruits lancés sur la plateforme, doivent être épluchés, sectionnés en petites tranches.

Celles-ci sont regroupées dans un gros récipient pour être introduites dans une énorme chaudière à vapeur, alimentée par un fourneau installé à l’extérieur du bâtiment, fonctionnant à base de résidus de noix de cajou.

Les tranches d’ananas ainsi séchées, doivent être ensachées dans une autre salle par des mains expertes de femmes toutes recrutées localement.

Puis suivra l’emballage avant l’exportation des produits vers les marchés intérieurs et l’extérieur, les USA en premier lieu via le port d’Abidjan.

Quand on l’aborde sur le modèle économique, l’homme d’affaires Mory Diané, renvoie la question à Tounkara, son jeune directeur marketing et logistique, mais assure tout de même que toutes les études ont été rondement menées à cet effet, pas de sang d’ancre à se faire sur le succès de l’affaire.

Le principal produit, ce sont les mangues ; l’ananas en appoint.

Au sein du complexe de Koligbé, tout a été prévu. Un réfectoire géant et des dortoirs pour les travailleurs.

Pour l’alimentation de l’unité industrielle en courant électrique, Mory évoque un vrai parcours de combattant avec la Guinéenne de l’électricité (EDG). Il se souvient que pour tirer le courant jusqu’à son complexe, cela a dû lui coûter dans l’ordre de plus de 300 mille dollars US.

Même s’il déplore certaines tracasseries et lourdeurs administratives ainsi que l’absence encore de toutes les conditions idoines pour investir en Guinée, il salue l’engagement qui est celui du Chef de l’Etat Alpha Condé à promouvoir l’agro-business, via un secteur agricole robuste.

Pour y arriver, il invite tous les hommes d’affaires du pays à accompagner et appuyer cette dynamique.

Ce complexe de transformation de mangues et d’ananas, qui va générer plus de 200 emplois directs, sans compter qu’il décuplera la production fruitière de la région, devrait être officiellement lancé dans le courant de 2020.

Avec Mosaiqueguinee.com

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Baren SOUMAH
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Baren SOUMAH

C’est du Publireportage.
Tout investissement est bienvenu. Surtout de la part de ceux qui profitent de l’argent des mines (entre autres) sans aucun appel d’offre et sans aucun controle…
Je ne comprend pas l’utilisation exageree du mot « gigantesque » dans cet article.