Opinion// Transition, pourquoi, vers quoi : Pour que plus jamais ça, pour une libération du Président Condé !

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Évaluation de l'article

En regardant la situation du coup de force du 5 septembre en Guinée et sa déclinaison vers un Gouvernement d’union nationale de transition, on ne peut s’empêcher de penser aux propos d’alors ô combien pertinents de l’ancien Président sénégalais Abdou Diouf. Il était confronté à une opposition farouche et l’idée d’un Gouvernement de transition censé mettre fin à la crise a germé du côté de l’opposition. Quand le Président Abdou Diouf a été interrogé sur ça, il a aussitôt répondu en disant : «Transition pourquoi, transition vers quoi» ? Il a estimé en effet que son Pouvoir est issu du suffrage universel, son Gouvernement gouverne, les Institutions sont en place, d’où quelle est la raison de cette idée de transition ! Il n’y a effectivement pas eu de transition, le Gouvernement a continué à gouverner, l’opposition a continué à s’opposer et l’Armée notamment ne s’est pas immiscée dans cette joute politique car ce n’est pas son rôle. Cette non immixtion de l’Armée dans les joutes politiques s’explique, d’après un officier sénégalais, Colonel à la retraite de l’Armée de l’air, par «l’état d’esprit de son peuple et de son armée». Toujours dans l’émission d’une radio privée locale dans laquelle il intervenait le 12 septembre 2021, ce Colonel à la retraite a dit que «Je pense qu’un régime dirigé par des Militaires pose toujours problèmes». Même si cela n’avait pas été dit, on s’en rend compte d’emblée dès la prise du Pouvoir par un régime militaire car celle-ci se fait toujours par un coup de force, avec son lot de désolation, dès lors que les Militaires en exercice ne sont pas habilités à se présenter au suffrage universel. On s’en rend compte par ailleurs à travers les expériences malheureuses de régimes militaires qu’a connus notre pays, encore que ce sont notamment des civils dotés de la responsabilité de Chefs de gouvernements qui ont contribué à enfoncer davantage notre pays et par ricochet ces régimes militaires.Que dire alors des regrets de l’Imam malien Mahmoud Dicko, principal artisan de la chute du Président malien Ibrahim Boubacar Keita victime d’un coup d’Etat par des Militaires en août 2020. Des mois plus tard en effet, l’Imam dépeint un triste tableau de son pays dirigé par un Pouvoir militaire, dénonçant avec amertume le dévoiement de la lutte qu’il a menée pour une gouvernance vertueuse et le bien-être de ses compatriotes !Rien qu’à ces réalités, on mesure la pertinence du cri du cœur, pour notre cher pays, du «Pour que plus jamais ça». Si on se réfère à la description ci-dessus de l’ancien Président sénégalais qui correspond exactement à celle de la Guinée d’avant ce coup de force, il est donc difficile de comprendre ce coup de force en Guinée malgré les explications fournies tant par le Pouvoir militaire que par des Responsables de l’opposition, car toutes ces explications renvoient au déroulé traditionnel de joutes politiques et n’ont en cela rien d’exceptionnel permettant de comprendre de tels changements.

Des explications qui ne justifient pas !

On a entendu parler de la part du Pouvoir militaire de beaucoup de griefs motivant ce coup de force en Guinée, que ce soit la personnalisation de la vie politique devant amener «à ne plus confier la politique à un homme, mais au peuple», ou encore la situation socio-économique, l’instrumentalisation de la Justice, la pauvreté et la corruption endémiques, etc. En réalité tous ces griefs relèvent de l’arbitrage du peuple, à travers les sanctions positives ou négatives délivrées aux acteurs politiques lors de scrutins déterminés, et cela ne relève pas d’une force militaire appelée«à prendre ses responsabilités» dans le champ politique qui n’est pas le sien. Il est fondamental que l’on s’imprègne de cette réalité, qu’on s’y soumette et qu’il n’y ait plus jamais de coup de force contre n’importe quel Pouvoir que le peuple souverain aura choisi. Si cette réalité fondamentale n’est pas admise, les assises en cours souffriraient de la brèche d’une nouvelle incursion de Forces militaires dans la vie politique, renversant un Pouvoir élu, sur la base de leurs appréciations de la situation socio-économique, et ce serait alors d’éternels retours en arrière. En fait, c’est cet état d’esprit évoqué ci-dessus par ce Colonel sénégalais à la retraite, état d’esprit aussi bien du peuple que de son Arméequ’on doit s’approprier. Ainsi en France par exemple qu’on ne peut raisonnablement pas qualifier de pays non démocratique, chez les acteurs politiques de l’opposition, y compris ceux qui étaient au Pouvoir et qui ont par la suite été renvoyés dans l’opposition par le peuple, il y a des qualifications courantes de la Justice qui reviennent dans leur vocabulaire quand ils sont confrontés à celle-ci, en termes de «Justice aux ordres», «Justice instrumentalisée» ! Le Président de la République française, de son côté, a déclaré récemment en ce mois de juillet passé que : «La Justice est une autorité, pas un Pouvoir. Je ne laisserai pas la Justice devenir un Pouvoir». C’était par rapport à son Garde des Sceaux, Ministre de la Justice qui a été mis en examen par la Justice. La tradition voulait que le Mis en examen démissionne, mais il n’en a rien été. Les observateurs ont analysé cette déclaration du Président français comme un soutien à son Ministre, donc contre la Justice ! A partir de ces déclarations d’opposants et du Président sur la Justice de leur pays, a-t-on assisté à un coup d’Etat militaire qui serait motivé par l’instrumentalisation de la Justice, le dysfonctionnement des Institutions républicaines, l’irrespect des principes démocratiques, etc ! Au Sénégal aussi par exemple, chez les opposants sénégalais, y compris ceux qui étaient au Pouvoir et qui ont par la suite été renvoyés dans l’opposition par le peuple, c’est le même langage que celui de leurs homologues français ci-dessus qu’ils tiennent vis-à-vis de la Justice de leur pays lorsqu’ils sont confrontés à celle-ci, à savoir : «Justice aux ordres», «Justice instrumentalisée» ! Au Sénégal, sous différents Présidents de la République, la vie politique a été émaillée par des situations explosives avec notamment des moments d’état d’urgence instaurés, avec assassinat de Vice-Président du Conseil constitutionnel devant proclamer les résultats des élections, avec emprisonnement de leaders d’opposition de 1er plan, périodes où les oppositions de ces Présidents ont crié aux fraudes électorales, à des mascarades électorales, ont tenté de mettre en place un Gouvernement parallèle à travers un cabinet fantôme.Tout ce qui est relaté ici est factuel, c’est-à-dire qu’il s’agit bien d’une réalité, mais ça ne signifie pas pour autant que l’analyse abonde dans le sens de la partie qui estime que tout cela a été fait à tort ou dans le sens de la partie qui estime que tout cela a été fait à raison. Dans cette lancée analytique, le Président sénégalais a eu à dire qu’il a bloqué lui-même un dossier dont les opposants voulaient que la Justice s’en saisisse. Malgré les morts d’Hommes à des moments donnés de ces joutes politiques, jamais l’Armée n’est intervenue pour faire un coup d’Etat en prétextant un dysfonctionnement des Institutions républicaines ou une instrumentalisation de la Justice ou encore un piétinement de la démocratie, etc. ! On entend aussi le Pouvoir militaire en Guinée fustiger ce qu’il appelle la personnalisation de la vie politique, d’où il estime qu’il ne faut plus confier la politique à un homme, mais donner le pouvoir au peuple.

Et pourtant l’élection présidentielle c’est la rencontre entre un Homme et son peuple !

C’est bien du peuple que vient le Pouvoir, c’est l’attribut du peuple qui en assure la dévolution à l’Homme de son choix qui va donc devenir le Président de la République. Il en résulte conséquemment que ce Président de la République personnalise la vie politique de son pays. Il en a été ainsi d’un ancien Président français des années 2000 qui qualifiait son Premier Ministre de collaborateur et dont on disait qu’il régente tout, et il a répondu que c’est lui qui est élu et responsable devant le peuple. Il en est de même du Président français actuel que ses opposants surnomment de «Jupiter», à tort ou à raison, c’est-à-dire celui qui se croit au-dessus de tout le monde et en plus qui est coupé des réalités de son peuple. Il en est de même du Président sénégalais actuel que ses opposants qualifient, à tort ou à raison de quelqu’un de dur en autorité, qui est sur des décisions inflexibles, à telle enseigne que beaucoup de Sénégalais pensent qu’une récente chanson de leur grande vedette de chanson, intitulée «wanni ko», c’est-à-dire «diminue» est adressée à leur Président pour l’inciter à être plus flexible ! Et on reproche au Président Alpha Condé, dans notre République, de personnaliser la vie politique, état de fait au demeurant qui s’impose par la force des choses à tous ces Présidents. Par rapport à ce qui est qualifié ici de personnalisation de la vie politique, ou même de détachement ou d’éloignement des réalités du pays reproché, à tort ou à raison au Président français, a-t-on vu un coup d’Etat dans ces républiques française et sénégalaise pour mettre fin à de tels griefs ! On en arrive au corollaire de dictature et d’absence de démocratie.

Si l’on accepte que la France est une dictature, on pourra alors en penser de même pour la Guinée !

On parle de grief de dictature concernant la gouvernance du Président Alpha Condé comme un des éléments de justification du coup de force dans notre pays.Pour édifier sur le caractère avéré ou non de tels propos, on peut faire un détour par la France par exemple où une pareille accusation de dictature est proférée au Président français par ses opposants. Le Président français a rétorqué en juillet 2021 à ses opposants par des propos cinglants en disant : « Une dictature ce n’est pas ça. On a des gens aujourd’hui qui, avec beaucoup de cynisme politique, utilisent la peur de certains ou la confusion qui peut naître sur certains sujets, les fausses informations qui sont véhiculées, pour en faire un projet politique. Je pense que ce cynisme doit être âprement combattu parce qu’il fait courir des risques au pays». C’est exactement ce même cynisme politique qui a jalonné les mandats du Président Condé de la part de certains de ses opposants qui l’accusent de dictature ! A partir d’allégations de l’opposition au Président français, la France serait donc une dictature ! Exactement comme en Guinée avec les allégations de l’opposition ! Il y a sans doute donc lieu de craindre un coup d’Etat en France par ce fait, comme cela a été le cas en Guinée, au travers du motif de «dictature» ! Mais encore, on se souvient des manifestations récurrentes des Gilets jaunes en France entrainant régulièrement des ripostes des Forces de l’ordre pour rétablir justement l’ordre bafoué. A telle enseigne que les médias américains avaient dit que la France était en guerre civile, ce qui a provoqué l’ire de la France qui a démenti cette accusation de guerre civile. En Guinée aussi, il y a eu des manifestations récurrentes sous-tendues par ce cynisme politique arboré en projet politique, et les Forces de l’ordre, comme en France réagissaient chaque fois pour rétablir l’ordre. Si l’on pense donc que la France est une dictature parce que les opposants qualifient ainsi leur Président de la République et que par ailleurs c’est un pays en guerre civile parce que des médias internationaux l’ont allégué, qu’on nous explique donc pourquoi les Forces militaires n’ont pas fait un coup de force, comme en Guinée, pour prétendument mettre fin à cette situation ! Surtout que les Forces armées françaises auraient pu avoir un motif supplémentaire, car le Président français avait vertement tancé leur Chef d’Etat-major le 14 juillet 2017, publiquement devant toutes les caméras du monde ! Il y a eu en Guinée cet épisode de référendum et de présidentielle en 2020 qui a révélé l’esprit anti-démocratique de certains opposants qui voulaient imposer leur pensée unique et qui ne voulaient donc pas que le peuple s’exprime. Pourquoi a-t-on voulu ainsi priver le peuple de son droit de s’exprimer comme si les Guinéens étaient des sous-Êtres humains là où les Etats Unis ont donné 4 mandats de suite à leur 32e Président Roosevelt décédé au cours de son 4e mandat, son quadruple mandat ayant installé les Etats-Unis dans le statut inédit de Superpuissance, là où le Royaume Uni a donné 3 mandats à sa 1ère Ministre Margaret Thatcher, là où le Sénégal a donné des quadruples mandats à ses Présidents, etc. et cela n’a pas entraîné le recul de ces pays, bien au contraire ! Si l’on se base sur un tel épisode pour alléguer, on a du mal à comprendre car le verdict a eu lieu. En fait c’est toujours le principe de la majorité silencieuse face à la minorité bruyante pouvant faire croire, du fait de l’agitation de cette minorité bruyante, qu’elle est dominante. C’est toujours au moment des échéances déterminées que la majorité silencieuse se fait entendre, et en France par exemple, pays où c’est bien par le peuple que le Pouvoir s’acquiert et non par un coup de force militaire, malgré le concert des minorités bruyantes sur les actions du Pouvoir, les sondages placent le Président loin en avance sur les leaders des minorités bruyantes concernant leur Présidentielle du printemps 2022.On a par ailleurs entendu parler de griefs que sont la pauvreté et la corruption endémiques ainsi que de gabegie financière.   

Qu’en est-il de ces griefs !

Pour ce qui est de la pauvreté, c’est un devoir de lutter contre ce fléau social. Pour autant, ça pourrait être osé de partir du constat de pauvreté pour faire un coup de force et induire un espoir de régler autrement ce fléau social. La pauvreté se règle par une politique de développement comme c’était le cas, mais ça se règle progressivement et pas d’un seul coup. Faire un coup de force basé entre autres sur ce grief de pauvreté, pourrait donc faire croire qu’on va la régler autrement, c’est-à-dire d’emblée de façon à l’éradiquer. Or cela n’est pas possible. Au Sénégal par exemple, malgré son relatif niveau de développement, une récente étude de l’Agence Nationale des Statistiques et de la Démographie (ANSD), Agence officielle du Sénégal, révèle que le Sénégal est passé de plus de 5,8 millions de pauvres en 2011 à plus de 6 millions en 2018. Les médias sénégalais de ce mois de septembre reviennent largement sur cette étude en parlant de «pauvreté galopante au Sénégal», de «chômage, oisiveté, cherté de la vie, manque d’emplois, maigres salaires» ! Pourtant les Autorités sénégalaises mettent de véritables moyens dans la lutte contre la pauvreté. En France, pays développé et même Puissance économique, d’après le «Secours Catholique», il existe plus de 10 millions de pauvres en France en 2020 ! Ce n’est donc pas, parce qu’un pays est riche que la pauvreté va disparaître d’un seul coup ! C’est une dynamique de programmes de lutte qui vont progressivement faire leur effet. Pour ce qui est de la corruption endémique et de la gabegie financière, il s’agit là aussi de fléaux qu’il faut foncièrement combattre partout où ils existent. Il serait cependant injuste de faire penser que c’est quelque chose d’institutionnalisé, et illusoire de croire que c’est un mal spécifiquement guinéen. Nous avions en effet, dans un de nos précédents articles, rapporté que c’est un ancien Président français, donc d’un pays développé, qui disait que «la fraude est à l’impôt ce que l’ombre est à l’homme». C’est donc viscéral à l’Être humain et un coup de force motivé en partie par ce fait ne pourra que se traduire par des actions de lutte qui seront de longue haleine contre ce fléau comme c’était le cas !

Mais en définitive quelle est la rationalité de ce coup de force !

Tout ce qui a été évoqué est du domaine de la Politique, des acteurs politiques et ça se règle dans la sphère politique comme dans les pays exemplifiés. Il n’y a quasiment jamais unanimité dans la compétition politique qu’on emporte avec la majorité et non avec l’unanimité, d’où ça ne peut ni manquer de critiques y compris même dans son propre camp où il peut y avoir des frustrés ni emporter une adhésion unanime. De ce fait il peut arriver des moments de vive contestation comme par exemple cette grande manifestation de Policiers au Sénégal, ce qui a entrainé leur radiation par le Président d’alors en avril 1987, ou encore par exemple en France, au mois de mai passé, cette situation explosive créée par une conjugaison de faits : deux tribunes de Militaires dans les médias, pétition de Policiers appelant au «sursaut national», manifestation de Policiers devant l’Assemblée nationale, grande représentation de l’Etat, avec tout le symbole que cela véhicule ! Malgré ces périodes de vives tensions dans ces 2 pays, il n’y a pas eu de coup de force, l’ordre républicain a été respecté. En démocratie, tout est régi par le peuple à partir des échéances électorales qui sont les moments de sanctions positives ou négatives. Il est de ce fait difficile de comprendre que des acteurs politiques, se réclamant d’un esprit démocrate, se félicitent d’un coup de force, l’approuvent ou expliquent que c’était prévisible ! Ce n’est pas la même chose que d’en prendre acte. En démocratie, le prévisible sur une évolution politique s’articule sur des échéances électorales et non sur des coups de force.En mentionnant cette assertion, cela ne signifie pas une remise en cause de la valeur intrinsèque de notre Armée. Au contraire, elle est vaillante et compétente dans le domaine qui est le sien. Un Militaire pourrait même exceller dans la vie politique, cela passant par son retrait de la fonction militaire, car dans cet environnement international conflictuel, nous avons plus besoin de nos Militaires dans leur fonction régalienne de défense de notre territoire, contre le terrorisme par exemple, que dans l’arène politique où forcément ils ne vont plus faire l’unanimité alors que c’est une valeur fondamentale qui doit leur être inhérente dans leur exaltante mission régalienne sur laquelle ils doivent pouvoir se concentrer et non être dans cette tâche et dans les joutes politiques concomitamment. Le Pouvoir militaires étant cependant là, on ne peut pas ne pas lui parler.

Le défi du Pouvoir militaire

On peut d’emblée affirmer que le défi du Pouvoir militaire c’est de réussir, sans tarder, tout ce qu’il a considéré lui-même comme des griefs : éradiquer la pauvreté, mettre fin à la corruption, arrêter «la politisation à outrance de l’administration publique» (la militarisation des Gouvernorats et Préfectures va sans doute changer), régler «la situation socio-politique et économique du pays» (comme il l’a lui-même libellé), etc. Tout cela ne devrait pas trop tarder au risque de s’éroder auprès de ceux qui ignorent que le développement découle d’un processus, c’est-à-dire d’un ensemble d’actions ou de politiques organisées et s’échelonnant dans le temps. Le Pouvoir militaire a parlé d’éviter les erreurs du passé et de s’imprégner d’expériences positives, c’est tant mieux. En matière par exemple de récupération des biens mal acquis et d’enrichissement illicite, le Pouvoir militaire gagnerait sans doute à essayer de comprendre pourquoi le Sénégal qui avait mis en place en juillet 1981 la loi sur l’enrichissement illicite l’a vite rangée dans les tiroirs, après avoir inculpé seulement un «enrichi illicite» ! C’est une expérience à engranger, mais ça ne signifie pas qu’il faut renoncer à la lutte contre ce fléau. Dans ce cadre, il y a un pertinent parallèle qui pourrait être fait avec le «pass sanitaire». En effet, aux Etats-Unis par exemple, le Président américain impose aux agents de la Fonction publique de se faire vacciner contre le covid 19, en France l’obligation vaccinale est applicable aux personnes exerçant leurs activités dans les établissements et services de santé, on pourrait donc exiger des personnes prenant part aux concertations organisées par le Pouvoir militaire un pass prouvant qu’elles ne sont pas coupables d’enrichissement illicite ou de détention de biens mal acquis. Il suffira alors qu’elles soient auditées en amont comme sont vaccinés en amont les personnels ci-dessus exemplifiés. Mais assurément, 2 des défis qui serontles plus scrutés, c’est celui de la cohésion sociale mais aussi celui de l’appropriation de cet «état d’esprit par le peuple et son armée» indispensable à la consolidation et l’irréversibilité d’une démocratie.

Que vive la Guinée.

Ibrahima Sory KEITA

Président Dynamique ALPHA

(Aréopage des Lecteurs et Penseurs pour l’Heuristique et l’Action).

 

 

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Nfamara
Nfamara
22 septembre 2021 20:38

Pour avoir parrainé les attaques rebelles de la fin des années 2000 le long de nos frontières Libériennes et Léonaises, le fugitif de Pine devenu multi milliardaires après une décennie au pouvoir, est capable avec la complicité de ses amis de créer la chienlit en Guinée.Au regard de cette évidence, il est impératif de juger le vieux roublard pour les multiples crimes économiques et de sang perpétrés lors de sa décennie passée au sommet de l’état. Toute démarche visant une éventuelle libération du monstre sera suicidaire.

Mory Sylla
22 septembre 2021 17:31

Alpha Condé,Président de la République de Guinée 🇬🇳.

Shams Deen
Shams Deen
22 septembre 2021 13:26

Mr Keita
Donnez une seule raison qui plaide en faveur de la libération d’alpha?

Donnez aussi une garantie que nous n’aurons pas de RÉBELLION à nos frontières?

Expliquez nous ,où alpha menait le pays avec sa racaille d’étrangers à la présidence?

Expliquez nous ,les raisons qui ont conduit ce monsieur à faire du DESORDRE sa seconde nature?

T. R. SY
T. R. SY
21 septembre 2021 21:01

Bonjour à tous mes frères et soeurs guinéens. Il ne faut libérer Mr. Condé Alpha. Il ne doit pas quitter la Guinée. Il doit être jugé et nous expliquer avec qui, il a signé des contrats relatifs à nos ressources minières. Il doit expliquer comment il a réellement pu être hissé à la tête de Guinée alors qu ‘il est biologiquement un fils d’un homme originaire de la Haute-Volta. il doit expliquer comment il a réussi à faire séquestrer Mr. Dadis Camara, au Burkina etc.. Il doit expliquer le nombre d’exactions mortelles des forces de sécurité sous ses ordres. Ne… Lire la suite

Tiekourani
21 septembre 2021 09:20

Personnellement si alpha condé a le courage de faire son mea-culpa et de demander pardon à ses victimes et au peuple de Guinée, de restituer le biens de l’Etat qu’il détient, je ne vois aucun problème qu’on le libère et qu’il finisse sa vie dans la paix et la dignité. Après tout c’est un grand père qui mérite respect. Le régime alpha a tué des frères, des amis a détruit notre maisons familial acquise par notre grand père dont nous détenons tous les papiers fournis par l’Etat de Guinée, le régime alpha nous a humilié en faisant de nous des… Lire la suite